Osama Al-Najjar… Descendant des leaders façonnés par les situations
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Osama Al-Najjar… Descendant des leaders façonnés par les situations

Dans l'histoire du Fatah, la direction n'a jamais été un privilège de ceux qui se tiennent sur les plateformes, mais plutôt une qualité de ceux qui ont porté le fardeau, payé le prix et sont restés fidèles à l'idée lorsque les temps ont changé et que les visages ont évolué. Dans ce sens, on peut lire la biographie d'Osama Al-Najjar, qui n'a pas été un cas éphémère dans le paysage national ou syndical, mais plutôt une extension vivante de la première école du Fatah, une école qui considère la lutte comme un engagement et non un slogan, et l'organisation comme une responsabilité et non un intérêt, tandis que la dignité est une ligne rouge sur laquelle il n'y a pas de compromis.

Tout comme Khalil Al-Wazir « Abu Jihad », fils du terrain et non fils du discours, la conscience d'Osama Al-Najjar s'est formée à partir de l'action. Il a débuté tôt dans la lutte pour la liberté et a affronté l'occupation sans hésitation, se déplaçant d'une prison à l'autre pour la Palestine, fermement engagé lors des interrogatoires et résistant en croyant que la liberté ne s'obtient qu'avec patience et persévérance. Pour lui, l'expérience de l'arrestation n'était pas seulement un récit de bravoure, mais une partie d'un long chemin qu'il a choisi en toute connaissance de cause et dans lequel il a persévéré sans prétention ni bruit.

Dans son expérience organisationnelle, Osama Al-Najjar s'est rapproché de l'école de Salah Khalaf « Abu Iyad », qui considérait le Fatah comme l'esprit de la révolution et sa conscience. Il n'était pas membre du Conseil révolutionnaire pour un poste, mais pour une position qui défendait le système, s'opposait aux dérives et refusait de jouer avec la boussole, non pas pour un intérêt personnel ni pour un objectif égoïste, mais par conviction que le Fatah ne peut être que par l'engagement, la discipline et la loyauté envers ses principes fondamentaux. Il n'est pas resté silencieux lorsque le silence était plus facile, ni a accepté des compromis lorsque cela aurait pu être un chemin vers la sécurité. Sa voix est restée claire même lorsque la clarté est devenue coûteuse.

Dans le travail syndical, Osama Al-Najjar a incarné une compréhension authentiquement fatahiste du rôle du syndicat, le considérant comme un soutien pour les gens et non comme une vitrine de pouvoir, et une résistance quotidienne à l'injustice et non une gestion de crise. Il a été élu par acclamation non pas parce qu'il était le plus présent médiatiquement, mais parce qu'il était le plus sincère et engagé. Il a mené des grèves et des sit-in, a avancé en première ligne et a défendu les droits des travailleurs dans le secteur de la santé et autres sans distinction ni calculs étroits. Il a payé cher pour ses positions, perdant son emploi à l'UNRWA et ayant été arrêté pour avoir refusé de se plier, mais il n'a pas perdu son respect pour lui-même ni la confiance de ceux qui l'ont élu. Comme l'ont fait les grands leaders du Fatah, il a choisi la perte personnelle plutôt que de compromettre le droit public.

Osama n'était pas un suiveur d'un courant ou d'une personne, mais un leader des gens dont il représentait la voix. Il n'a pas faibli lorsque les droits ont été bafoués et sa défense ne s'est pas affaiblie lorsque les assauts se sont intensifiés, touchant les salaires des prisonniers et des martyrs ainsi que la modification des programmes scolaires. Il a partagé la lutte et l'arrestation avec ses camarades des différents gouvernements simplement parce qu'ils ont refusé d'être des témoins menteurs ou de trahir ceux qui leur avaient fait confiance. Il a porté trois grandes responsabilités : la Palestine, le Fatah et les syndicats, et il les a portées intégralement sans en vendre une seule, quel qu'en soit le prix.

Malgré ce bilan de lutte et d'organisation, Osama Al-Najjar est resté un être humain proche des gens, pur de cœur, aimant la terre, dévoué à sa famille, généreux dans sa présence et chez lui. Il a vécu comme il a cru : libre, droit et inébranlable. Sa dignité a été le centre de sa vie, et ses positions témoignent que la liberté n'est pas un slogan mais un acte qui se teste dans les moments les plus difficiles.

Mettre le nom d'Osama Al-Najjar dans le contexte des grands leaders du mouvement Fatah n'est pas un compliment ou une émotion, mais une lecture équitable de l'histoire. Il leur ressemble non pas parce qu'il a occupé leurs postes, mais parce qu'il a porté les mêmes valeurs : la fermeté, l'intégrité, la discipline et la constante disposition à payer le prix. Avec son départ, le Fatah perd l'un de ses fidèles fils, le mouvement syndical perd une conscience vivante et la Palestine perd un modèle rare d'un homme qui a vécu l'idée dans son intégralité et n'a pas compromis.

Paix à son âme et paix à tous ceux qui ont emprunté le chemin du premier Fatah et qui sont restés debout. Ceux-là ne se perdent pas, ils deviennent une partie du sens et une boussole pour les générations à venir.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.