Salle d'opération dans les airs… La publication de l'E-3 pave-t-elle la voie à une frappe américaine sur l'Iran ?
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Salle d'opération dans les airs… La publication de l'E-3 pave-t-elle la voie à une frappe américaine sur l'Iran ?

SadaNews - Le suivi des données de vol ces derniers jours a révélé que les forces aériennes américaines avaient envoyé 6 avions sur un total de 16 modèles "E-3 Sentry" (E-3 Sentry) dédiés à l'alerte précoce et au contrôle aérien "AWACS" (Airborne Warning and Control System) vers des bases en Europe et au Moyen-Orient.

Ce mouvement coïncide avec le maintien d'un énorme déploiement de la puissance aérienne américaine en préparation de frappes potentielles sur l'Iran, avec des analyses des données de navigation de l'île montrant au moins 55 vols des États-Unis vers l'Europe et la Grande-Bretagne, tandis que 6 vols ont quitté l'Europe en direction du Moyen-Orient, parmi lesquels des avions de ravitaillement qui constituent la majorité des vols.

Le site "The War Zone" spécialisé dans les affaires militaires, indique que le déploiement d'environ 40 % de tous les avions "E-3" de l'armée de l'air confirme l'importance cruciale de ces avions et constitue l'un des signes les plus clairs et les plus forts que les pièces finales d'une grande campagne aérienne potentielle contre l'Iran commencent à prendre place et se compléter de plus en plus.

Salle d'opération aérienne

L'avion "E-3 Sentry" est connu comme une station radar aérienne, présentant un grand radar rotatif situé dans un dôme fixé à l'arrière de sa structure, dont la portée dépasse 375,5 kilomètres (250 miles), permettant à l'avion de suivre les mouvements aériens et maritimes hostiles et amicaux à travers une vaste zone de bataille.

Sa capacité radarique offre des avantages particuliers pour la détection et le suivi des menaces volant à basse altitude, y compris les drones et les missiles de croisière, qui sont les armes offensives dans lesquelles l'Iran a investi de manière significative.

Cependant, l'avion "Sentry" est plus qu'un simple radar, il possède d'autres capteurs passifs et un ensemble de communications avancées, le plaçant en position clé pour la gestion de la bataille pendant les opérations.

Les équipages de l'avion gèrent la bataille aérienne, agissant en tant qu'élément de contrôle et de direction ayant un rôle fondamental dans toute opération offensive future contre l'Iran, ainsi que pour la défense contre toute riposte.

Les données de l'avion publiées sur le site officiel de l'armée de l'air américaine indiquent sa capacité à réaliser des missions de 8 heures consécutives sans nécessiter de ravitaillement, avec la possibilité d'étendre sa portée et sa durée de vol par le ravitaillement en vol.

L'avion accueille un équipage de 4 membres aux commandes, en plus d'un personnel de mission composé de 13 à 19 experts et spécialistes.

Devance de l'attaque… Le Venezuela comme modèle

Cette association entre le déploiement des avions et l'approche des opérations militaires n'est pas une nouveauté, car 15 jours avant l'attaque américaine contre le Venezuela, en pleine intensification de la pression militaire et économique américaine sur le régime de Nicolas Maduro, des comptes spécialisés dans le renseignement open source ont enregistré l'activité d'un avion de système d'alerte précoce et de contrôle airborne de type "E-3 Sentry" sur le site "Flight Radar 24" volant près des côtes vénézuéliennes.

Les rapports ont noté que cet avion n'apparaissait généralement pas dans les programmes de suivi des vols, bien qu'il ait joué un rôle majeur dans les opérations de lutte contre la drogue pendant des années dans la région des Caraïbes.

Cependant, sa récente apparition publique n'est pas survenue par pur hasard, mais a constitué la mise en œuvre des appareils militaires américains pour des missions aériennes facilement traçables près de l'espace aérien vénézuélien, un composant essentiel de la campagne de pression, et un indicateur préventif de l'attaque, un scénario qui semble désormais se répéter dans le ciel du Moyen-Orient.

Heure zéro et options de Trump

Le président américain Donald Trump a déclaré, hier vendredi, qu'il envisageait de frapper militairement l'Iran, dans le but de le forcer à parvenir à un accord concernant son programme nucléaire. En réponse aux questions des journalistes sur la probabilité d'avoir recours à cette option, Trump a dit : "Je pense que je peux dire que j'étudie cela".

Cette déclaration coïncide avec ce que l'agence Reuters a rapporté de responsables américains, affirmant que "le plan pour une action militaire contre Téhéran a atteint des étapes très avancées".

Les responsables ont expliqué que "les options envisagées incluent des frappes ciblant des individus spécifiques et le fait de viser à changer le régime tout entier à Téhéran", en précisant que les informations disponibles reflètent "l'existence de plans détaillés et ambitieux en attente d'un feu vert de Trump".

Dans le même contexte, le site "Axios" a rapporté qu'un conseiller du président américain a confirmé que Trump n'avait pas encore pris sa décision sur le lancement de l'attaque, mais qu'il gardait toutes ses options complètement ouvertes, et pourrait ordonner une action à tout moment.

Le quotidien britannique Financial Times a indiqué que Washington avait déployé une force suffisante pour mener une campagne aérienne s'étalant sur des semaines contre l'Iran, une étape que des anciens responsables ont comparée aux préparatifs qui ont précédé l'invasion de l'Irak en 2003.