Ramadan à Gaza : quand la certitude se mêle à la douleur dans le cœur des patients
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Ramadan à Gaza : quand la certitude se mêle à la douleur dans le cœur des patients

SadaNews - Rapport : Hala Abu Lamadi

Accueillir l'invité : sérénité au milieu de jours difficiles

Le mois béni de Ramadan est arrivé cette année dans la bande de Gaza, trouvant une histoire sans fin de résilience ; il n'est pas arrivé alors que les maisons étaient dans le même état, ni les familles complètes, mais il est arrivé et la certitude dans les cœurs n'a pas vacillé.

Le Ramadan des Gazéens n'est pas simplement un jeûne de la nourriture, mais une étape pour rassembler leur force, et un espace de sérénité qu'ils recherchent au milieu de leurs jours difficiles.

Imane Al-Jojo : une table incomplète et une douleur qui ne quitte pas le cœur

Imane Al-Jojo a déclaré, les larmes aux yeux avec l'arrivée du mois béni de Ramadan : "Ce Ramadan est venu cette année pour réveiller en moi une blessure qui ne cicatrise pas, dans chaque coin de l'endroit je vois l'ombre de mon fils martyr, et à chaque moment son apparition passe devant moi comme s'il n'était jamais parti. Le Ramadan qui nous rassemblait autour de son rire et de sa voix, est devenu aujourd'hui lourd, car le siège qu'il occupait est désormais vide, et la douleur ne quitte pas ma gorge chaque fois que je regarde son espace vide."

Al-Jojo a exprimé le chagrin d'attendre le moment de l'iftar, en précisant qu'à chaque jour, lorsque l'heure de l'adhan approche, elle l'imagine assis avec eux à la table, et elle est sur le point de l'appeler par son nom pour partager la nourriture, mais elle se rend compte de la réalité de son départ amer. Elle a affirmé que la table familiale cette année est "incomplète et brisée", et que le goût de l'iftar a perdu sa saveur en raison de l'absence d'un morceau de son âme.

La conviction de la patience : remerciements en temps d'épreuve

Imane a précisé que malgré la douleur qui lui serre le cœur, elle puise sa force de sa foi profonde, considérant son enfant comme un martyr auprès de Dieu. Elle a souligné que sa patience est un "acte de culte", elle remercie Dieu à tout moment et se remet à la prière pour supporter l'amertume de la vie sans lui, affirmant que son seul réconfort est sa certitude que la rencontre se fera dans les jardins du délice, et que son Ramadan cette année est "le Ramadan des patients qui espèrent" qui lèvent leurs mains en supplication à Dieu pour qu'il apaise leurs cœurs et les bénisse ce mois-ci.

Pouls de la vie : embellissement et Tarawih sur les décombres

Et malgré les décombres, les gens ont essayé de créer une atmosphère spirituelle pour rétablir l'équilibre de l'esprit ; les jeunes ont travaillé à embellir certaines rues et passages étroits entre les tentes avec des décorations simples et un éclairage modeste, pour déclarer que Gaza possède toujours un pouls de vie.

Avec le coucher du soleil du premier jour, les minarets ont retenti - au-dessus des décombres - avec l'appel à la prière de Tarawih, où les fidèles se sont rassemblés dans les espaces publics sous le ciel. Ils se sont rangés avec humilité dans "leurs premières Tarawih" comme une réponse éloquente à la machine de destruction, affirmant que le Ramadan est le "l'invité des cœurs" avant d'être l'invité des maisons, et que ces prières sont un message de tranquillité que la sérénité qui descend sur les luttes est plus forte que le bruit de la guerre.

Le jeûne des confiants dans la délivrance

Le Ramadan se poursuit à Gaza et les gens sont dans un état de "bel attente" pour la miséricorde de Dieu. Ce n'est pas simplement un mois de dévotion, mais un test de volonté et une preuve au monde que ce peuple est capable de récupérer son âme et sa vie à chaque fois ; Gaza jeûne aujourd'hui le jeûne des confiants en la délivrance, et rompt le jeûne avec l'espoir de retour et de liberté, laissant son Ramadan comme un jalon dans l'histoire de la patience humaine.