Ce que Hossam Hassan a fait… Un message que l'Israël doit entendre avant qu'il ne soit trop tard
Lorsque le directeur technique de l'équipe égyptienne, Hossam Hassan, a dédié la victoire contre l'Australie au peuple palestinien et aux victimes de la guerre à Gaza, il ne parlait pas seulement en tant qu'entraîneur de football, mais exprimait les sentiments d'un large éventail d'Égyptiens et un profond sentiment chez de nombreux Arabes et Musulmans que la question palestinienne ne les a jamais quittés malgré le passage des décennies.
Cette position reflète une scène mondiale croissante où la question palestinienne est passée d'un cadre politique étroit à une présence large sur les terrains de sport, dans les universités et dans les rues des États-Unis et de l'Europe, ainsi que dans le monde arabe, du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie et de la Jordanie.
La solidarité n'est plus seulement un ensemble de déclarations officielles, mais est devenue un phénomène populaire qui s'étend des gradins des stades à l'activisme étudiant dans les universités américaines et britanniques, jusqu'aux manifestations et rassemblements dans les rues des villes européennes et américaines, exprimant clairement l'élargissement de la conscience mondiale sur la question palestinienne.
Certaines personnes politiques en Israël pourraient croire que la guerre, les massacres, l'extermination, le déplacement, le meurtre d'enfants et d'innocents peuvent imposer une nouvelle réalité et que le temps peut affaiblir la question palestinienne ou l'effacer de la mémoire des peuples. Mais la réalité et l'histoire annulent cette croyance, car les questions liées à la terre, à l'identité et aux droits ne se terminent pas uniquement par la force militaire, mais peuvent devenir plus ancrées à mesure que le conflit perdure.
Après de longues années de confrontations et après un nombre énorme de victimes et de destructions à Gaza et en Cisjordanie, après des décennies de guerres et de massacres, la question demeure : la question palestinienne est-elle terminée ? Les Palestiniens ont-ils abandonné leurs revendications ? Les Arabes et les Musulmans ont-ils oublié Jérusalem et la Palestine ? Les peuples du monde sont-ils restés indifférents au droit international et humanitaire ainsi qu'à sa juste équité et aux droits de l'homme ? La réponse est certainement : non.
Jérusalem n'est pas pour des centaines de millions de Musulmans une simple ville historique, mais abrite la mosquée Al-Aqsa, la première des deux qiblas et le troisième lieu saint, c'est pourquoi la question palestinienne n'est pas seulement une question politique mais a également une dimension religieuse, culturelle et humaine qui la rend présente dans la conscience collective de génération en génération.
Il est également erroné de penser que les positions des gouvernements arabes reflètent toujours celles de leurs peuples. Les présidents, les rois et les gouvernements arabes soutenus par les États-Unis et Israël changent, les alliances évoluent et les conditions internationales changent, alors que les peuples conservent leur mémoire et leurs convictions pendant des périodes beaucoup plus longues. Ainsi, lire la région uniquement à travers les positions des régimes peut s'avérer incomplet.
De plus, les rapports de force ne sont pas statiques. L'histoire a vu l'ascension de grandes puissances puis leur déclin, et les alliances ont changé de nombreuses fois. Il est sage de ne pas fonder des stratégies à long terme sur l'hypothèse que l'équilibre des forces restera toujours en faveur des États-Unis et d'Israël. Nous observons le mouvement des peuples européens pour les libertés du monde qui se renforce contre Israël et ses pratiques criminelles.
C'est pourquoi la question qui devrait être posée en Israël n'est pas : comment gagner la prochaine guerre ? mais : comment empêcher qu'il y ait même une prochaine guerre ?
La véritable paix ne naît pas uniquement du sentiment de supériorité militaire, mais de la reconnaissance que tous les peuples ont des droits, de la dignité et un avenir. Si les Israéliens veulent que leurs enfants grandissent en sécurité et en stabilité, cela est également lié à l'existence d'un horizon politique offrant aux Palestiniens l'espoir d'un avenir basé sur la liberté et la dignité.
Le meilleur moment pour construire la paix est lorsque les options politiques sont disponibles, non pas après que les tragédies se sont accumulées et que le prix devient plus lourd pour tout le monde. L'histoire nous enseigne que les conflits prolongés se terminent finalement par des compromis, mais après des pertes humaines et humaines qui pouvaient être évitées.
La position de Hossam Hassan, aux yeux de beaucoup, était un rappel que la Palestine est toujours présente dans la conscience des peuples et que l'ignorer ne l'effacera pas. Si une leçon doit être tirée de décennies de conflit, c'est que la sécurité permanente ne s'obtient pas seulement par la force, mais par la justice, la reconnaissance mutuelle et le compromis qui préserve la dignité des Palestiniens et des Israéliens ensemble.
La paix juste n'est pas un don offert par une partie à une autre, mais est la seule garantie pour que les enfants ne héritent pas des conflits des parents, afin que l'avenir de la région ne soit pas esclave d'un cercle sans fin de sang, de peur et de haine.
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