Aoun : La formule de l'accord ne légitime pas le maintien de l'occupation et l'armée libanaise assumera pleinement ses responsabilités après le retrait
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Aoun : La formule de l'accord ne légitime pas le maintien de l'occupation et l'armée libanaise assumera pleinement ses responsabilités après le retrait

SadaNews - Le président libanais Joseph Aoun a déclaré vendredi que la formule de l'accord cadre signé avec Israël ne légitime pas le maintien de l'occupation au Liban, mais prévoit de permettre à l'armée libanaise d'exercer son contrôle sur l'ensemble du territoire du pays.

Cette déclaration a été faite lors de la réception d'une délégation de l'Association des Universités du Liban, du Syndicat des Médecins du Liban, et de la Congrégation maronite libanaise ; selon un communiqué de la présidence libanaise.

Aoun a affirmé que "notre décision souveraine de séparer notre parcours de celui de l'Iran et des États-Unis est le problème de certains qui sont habitués à être sous un protectorat qui nous contrôle, décide pour nous et négocie en notre nom".

Il a confirmé que "la formule cadre ne légalise pas le maintien de l'occupation israélienne au Liban, mais stipule de permettre à l'armée libanaise d'exercer son contrôle sur l'ensemble des territoires libanais".

Il a insisté sur le fait que le Liban est "un pays démocratique qui respecte la liberté d'expression, mais il y a des lignes rouges à ne pas franchir, comme l'incitation à la discorde ou la tentative de renverser le gouvernement dans la rue".

Aoun a également souligné que "la force ne réside pas dans la capacité à mener la guerre ou à en assurer la continuité, mais dans le courage de la terminer par la négociation, qui est une bataille sans effusion de sang".

Il a ajouté que "personne ne remet en question le rôle de l'armée, qui assumera pleinement ses responsabilités en matière de sécurité et de stabilité dans le sud après le retrait des forces israéliennes".

Le 26 juin dernier, Beyrouth et Tel-Aviv ont signé, sous l'égide américaine, un "accord cadre" stipulant un retrait israélien expérimental débutant par deux zones.

Néanmoins, l'accord n'a pas défini de calendrier pour le retrait des deux zones ou de l'ensemble du territoire, tout en liant cela à la prise en charge par l'armée libanaise de l'entière responsabilité sécuritaire et efficace dans les zones d'où se fera le retrait, ainsi qu'à la désarmement de tous les groupes armés non étatiques, en particulier le Hezbollah.

Tandis que certains responsables libanais ont considéré que l'accord représente une "première étape" vers le rétablissement de la souveraineté de l'État sur l'ensemble de son territoire et le retour des déplacés dans leurs localités, le Hezbollah a déclaré que l'accord était "inexistence" et "humiliant". Il a estimé que lier le retrait israélien à la désarmement du parti était un "dépassé des lignes rouges", alors que ses partisans à Beyrouth ont protesté et bloqué des routes.