Entre la mémoire de la révolution et la responsabilité de l'État… la Palestine recherche son grand passage
Dans l'histoire des peuples, il y a des moments où la direction devient plus qu'un poste et la responsabilité plus qu'une politique, et la patrie plus grande que tous les petits comptes.
La Palestine vit aujourd'hui l'un de ces moments lourds…
Un moment où la politique s'entremêle avec l'économie, l'espoir avec la peur, et la résistance des gens avec le poids des jours, tandis que les cartes de la région et du monde changent à une vitesse sans précédent, et la Palestine doit chaque matin défendre son droit à exister, avant de défendre son droit à l'avenir.
Depuis le début de la révolution palestinienne contemporaine, en passant par les exils, les blocus, les guerres, les soulèvements et les luttes politiques et diplomatiques, jusqu'à la bataille pour ancrer l'identité nationale palestinienne sur la carte du monde, le projet national palestinien a avancé sur les braises, mais n'est pas tombé.
Il est resté debout…
Parce que des hommes croyaient que les patrie ne se gouvernent pas avec des réactions, mais avec de la patience, de la vision et la capacité à protéger le rêve même dans les moments les plus difficiles.
Au cœur de ce parcours se tient M. le Président Mahmoud Abbas "Abu Mazen", l'un des premiers gardiens de l'idée d'un État palestinien, et l'un des derniers grands témoins des débuts, qui a porté la confiance des fondateurs et a marché avec elle au milieu des tempêtes internationales et régionales, préservant la décision nationale palestinienne indépendante, ainsi que la personnalité politique et juridique du peuple palestinien, à une époque où beaucoup ont tenté de transformer la question palestinienne en une simple nouvelle éphémère dans les bulletins du monde.
À ses côtés se tient frère Hussein Sheikh "Abu Jihad", fils de l'école de la lutte nationale palestinienne, qui s'est retrouvé au cœur des phases les plus complexes, où la bataille ne se déroule plus seulement sur les frontières de la géographie, mais à l'intérieur des détails de la vie quotidienne des gens ; dans le pain quotidien, dans la résistance des institutions et dans la capacité du citoyen palestinien à rester fermement sur sa terre malgré toutes les pressions.
Ce qui unit les deux hommes n'est pas leur position…
Mais la similarité de leur sentiment devant le poids de la responsabilité.
L'un porte la mémoire de la révolution avec toutes ses leçons, expériences et sacrifices.
L'autre porte la responsabilité de faire avancer le projet national vers l'avenir, avec tous ses défis et grandes questions.
Entre la mémoire et la responsabilité, se forme une équation palestinienne difficile et délicate, dont le titre est la protection de la maison palestinienne, la préservation des institutions nationales, et l'empêchement de la question palestinienne de glisser vers l'inconnu au milieu d'un temps de plus en plus troublé et cruel.
Ils savent que l'employé qui attend son salaire n'est pas un chiffre dans le budget…
Et que le fermier qui s'accroche à sa terre n'est pas juste un produit économique…
Et que le professeur qui poursuit sa mission malgré la fatigue n'est pas seulement un employé…
Et que le commerçant qui résiste à la récession, le jeune qui s'accroche à son rêve au sein de sa patrie, et la mère qui cache ses inquiétudes derrière son sourire pour ses enfants, sont tous des soldats anonymes dans la bataille de la résistance nationale.
L'expérience palestinienne longue nous a appris que les patries ne sont pas protégées uniquement par des slogans, ni construites seulement par la colère, mais par des hommes d'État qui ont la capacité de lire le monde tel qu'il est et de traiter les réalités telles qu'elles sont, sans perdre leur boussole nationale ou leur foi dans le droit de leur peuple à la liberté, la dignité et l'indépendance.
Et aujourd'hui…
Face aux défis économiques écrasants, aux grandes transformations politiques, et aux projets qui ciblent la terre, l'identité et les droits nationaux, de nombreux Palestiniens considèrent ce partenariat politique comme un pari sur la sagesse, l'expérience et la responsabilité, et une opportunité de traverser la phase la plus difficile vers une phase plus stable, juste et pleine d'espoir.
Personne n'attend des miracles…
Mais tout le monde attend que la Palestine reste debout.
Et que la décision nationale palestinienne reste libre.
Et que ce peuple puisse vivre sur sa terre, peu importe à quel point les tempêtes se renforcent.
Quant à nous…
Nous nous tenons là où les fils de la Palestine doivent se tenir.
Derrière notre patrie.
Et derrière notre projet national.
Et derrière chaque main qui porte le souci de ce peuple et cherche à protéger sa dignité, sa résilience et son avenir.
Nous ne nous tenons pas uniquement pour applaudir les individus…
Mais par fidélité à la Palestine.
Et par conviction que cette terre mérite que nous restions tous dans son unique tranchée.
Car entre la sagesse de l'expérience, représentée par Abu Mazen, et la vitalité de la responsabilité, portée par Abu Jihad, l'espoir palestinien demeure plus grand que la fatigue, plus fort que les crises, et plus large que toutes les tentatives de rupture.
Parce que la Palestine, qui a survécu à la nakba, aux guerres, aux blocus, à la division et aux tempêtes, est également capable de construire son avenir.
Et parce que les peuples qui ont l'habitude de faire l'histoire…
n'ont pas peur de sa difficulté.
Mais la traversent.
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