La huitième conférence et le conflit des courants au sein du Fatah
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La huitième conférence et le conflit des courants au sein du Fatah

Le 28 octobre 2013, nous avons écrit un article intitulé : "(Organisation) Fatah et (Mouvement) Fatah", où nous avons longuement discuté d'un phénomène grave qui menace le mouvement, à savoir l'éloignement et la séparation progressive entre le Mouvement de libération nationale palestinien (Fatah) avec ses fondements et principes initiaux et ses leaders d'une part, et la réalité de l'organisation du mouvement en tant qu'institutions et leaders actuels d'autre part. Plus le mouvement s'éloigne de ses fondements initiaux, plus il perd le soutien populaire après avoir été appelé (la mère des masses).

Nous espérions que la direction du mouvement prenne les mesures nécessaires afin de combler le fossé entre les deux parties, mais l'écart s'est accru et l'ingérence ainsi que l'influence idéologique, politique et financière extérieure sur le mouvement se sont intensifiées, tandis que les divergences internes se sont approfondies, avec la discussion sur la succession du président, si bien que le mouvement a failli perdre son rôle et sa visibilité populaire tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Palestine.

Et si nous regardons aujourd'hui la réalité de l'organisation du Mouvement Fatah, nous y trouverons plusieurs courants :

1. Le courant principal : dirigé par le président Abu Mazen.

2. Le courant Dahlan / Émirats.

3. Le courant Hamas / Iran / Frères musulmans.

4. Le courant Qatar / Turquie.

5. Le courant Jordanie.

Ces courants ne représentent pas tous les membres du Mouvement Fatah ; la majorité reste fidèle au mouvement en tant qu'idée de libération et s'efforce de le revigorer pour qu'il retrouve son rôle de leader dans l'arène palestinienne.

Le danger de ces courants au sein du Fatah – à l'exception du courant du président Abu Mazen – réside dans le fait qu'à la tête de chacun d'eux se trouve un membre du Comité exécutif ou central, qui tous rivalisent pour utiliser le mouvement à leur propre avantage, certains d'entre eux rivalisant pour la succession du président. Cette concurrence se manifeste clairement par l'intensification de leurs efforts pour attirer des partisans et des adeptes pour la huitième conférence du mouvement prévue en avril prochain, afin de garantir leur maintien dans leurs postes de leadership. Celui qui dirige le Mouvement Fatah dirige l'OLP et la situation officielle palestinienne, et certains d'entre eux, hélas, sont allés loin en s'égarant hors du cadre du Fatah et du cadre national.

C'est pourquoi, si l'organisation de la conférence est laissée à la direction centrale ou à ceux qu'ils désignent, la majorité des membres du Comité central reviendra et la conférence échouera à revitaliser le mouvement et à rectifier son parcours national.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.