Le changement de l'intérieur est une protection pour le mouvement, et non un rejet
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Le changement de l'intérieur est une protection pour le mouvement, et non un rejet

 
Dans tous les grands mouvements nationaux, la critique interne et l'appel à la réforme ont toujours fait partie des facteurs de force, et non des signes de faiblesse. Les mouvements qui craignent l'examen deviennent, avec le temps, des structures rigides, tandis que les mouvements vivants ont le courage de reconnaître leurs défauts et de s'efforcer de les corriger pour préserver leur histoire et leur avenir. Dans cette optique, parler de la nécessité de modifier le règlement interne et les mécanismes de tenue des conférences dans le mouvement Fatah ne doit pas être compris comme un acte de rébellion ou de rejet, mais comme une véritable préoccupation pour le mouvement, son image et son unité.

Les expériences ont prouvé que le maintien des mécanismes de préparation des conférences entre les mains de cercles à influence limitée ouvre la voie à un large sentiment parmi les cadres que les résultats sont préalablement dessinés, ou du moins orientés pour servir des équilibres particuliers. C'est ici que réside le véritable danger, car la pire chose à laquelle est confrontée toute organisation n'est pas la perte lors d'élections internes, mais la perte de confiance dans l'équité du processus lui-même.

La douloureuse ironie, qui pousse beaucoup à répéter la phrase "le mal est souvent risible", est qu'un élu puisse d'une manière ou d'une autre influencer le choix de ses électeurs, alors que le principe fondamental de tout processus démocratique est que la base organisationnelle doit être celle qui prend des décisions libres et indépendantes. Par conséquent, la révision de ces mécanismes n'est plus un luxe organisationnel, mais une nécessité pour protéger la crédibilité du mouvement et renforcer son unité interne.

Cependant, l'appel à la réforme doit rester à l'intérieur de la maison Fatah, dans un esprit de responsabilité, d'appartenance et d'engagement, loin de la diffamation, des insultes ou de la transformation des conflits organisationnels en hostilité. Le mouvement Fatah n'est pas simplement un cadre organisationnel, mais une longue histoire de sacrifices, de martyrs, de prisonniers et de lutte nationale. Il est du devoir de chacun de ses membres de le maintenir fort, uni et capable de se renouveler.

Le véritable changement ne se réalise pas par la destruction des institutions, mais par leur réforme. Il ne s'agit pas de se retirer ou de désespérer, mais de faire preuve de patience, de travailler, d'accumuler et de mener une lutte démocratique interne. Les grands mouvements ne se développent que lorsque leurs membres osent dire la vérité avec sincérité, tout en restant attachés à leur unité, à leur respectabilité et à leur responsabilité nationale.

Ainsi, ce qui est requis aujourd'hui n'est pas d'approfondir la division, mais d'ouvrir la voie à une révision sérieuse du règlement intérieur, d'élargir la participation, de renforcer la transparence et de garantir l'égalité des chances pour tous, afin que chaque membre de Fatah se sente affecté, et que son histoire, sa lutte et son expertise soient les véritables critères de progrès au sein du mouvement.

La chose la plus dangereuse dans le règlement intérieur de Fatah est de permettre à la commission préparatoire de la conférence générale de se présenter aux élections du conseil révolutionnaire et du comité central, ce qui conduit à un état constant de doute sur les résultats, étant donné que cette commission approuve les membres et utilise parfois directement ou indirectement un accord sur le partage entre les membres influents de cette commission.. Il est nécessaire de modifier ce point et d'insister sur l'interdiction pour les membres de la commission préparatoire de se présenter, garantissant ainsi l'équité, la transparence, l'intégrité et le principe d'égalité des chances.

Ce point a été exprimé avec courage lors de la huitième conférence, et bien que l'idée ait reçu un accueil chaleureux et le soutien de tous, le président de la conférence ne l'a pas soumise au vote, et certains membres du comité central se sont même unis pour s'opposer à l'idée.

Protéger le mouvement ne signifie pas rester silencieux face aux défauts, tout comme demander une réforme ne signifie pas abandonner son appartenance. Entre ces deux principes subsiste la responsabilité nationale et organisationnelle : demeurer fidèle au mouvement Fatah, et travailler pour son développement de l'intérieur, car il a été et demeurera le symbole du projet national palestinien et le porteur de son drapeau à travers toutes les étapes.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.