La mort d'un Marocain lors de son arrestation en Italie suscite des appels à une enquête
SadaNews - La mort d'un citoyen marocain lors de la tentative d'arrestation par la police dans la ville de Bologne, dans le nord de l'Italie, suscite des demandes de clarification des circonstances de l'incident et de détermination des responsabilités, au milieu de débats politiques et de manifestations dans la ville.
Abdel Rahim Fakir, âgé de 42 ans, a perdu la vie dimanche alors que deux policiers tentaient de le maîtriser dans le quartier de Bolognina à Bologne, après que la police ait été alertée en raison de signalements concernant son comportement agressif et de dégâts causés à un véhicule.
Des vidéos diffusées montrent "Fakir" immobilisé au sol, les mains derrière le dos, demandant de l'aide et disant qu'il ne pouvait pas respirer, avant de perdre connaissance et de cesser de bouger.
Des militants marocains ont exprimé sur les réseaux sociaux des demandes d'enquête transparente sur les circonstances de la mort et de responsabilité des auteurs.
La sœur de "Fakir" a également déclaré à la presse qu'elle exigeait justice pour sa famille, exprimant sa crainte que ce qui s'est passé ne se reproduise avec d'autres personnes.
Le bureau du procureur à Bologne a ouvert une enquête sur les circonstances et les causes de la mort, y compris le comportement de tous les participants lors de l'intervention, y compris deux policiers et quatre membres des équipes médicales qui étaient sur le site.
Le bureau du procureur a indiqué que l'enquête inclura les enregistrements diffusés, les images des caméras des policiers et les examens médicaux légistes, dans le but de reconstituer l'ensemble des faits.
Pour sa part, le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a déclaré que la clarification des circonstances de l'incident et la détermination des responsabilités relèvent du pouvoir judiciaire.
Tajani a critiqué certains membres de l'opposition italienne, les considérant comme exploitant l'incident pour susciter la haine envers les institutions de l'État et les organes d'application de la loi, avant la fin des enquêtes.
De son côté, la Première ministre Giorgia Meloni a qualifié ce qui s'est passé à Bologne de "inacceptable", affirmant qu'il était nécessaire de déterminer toutes les responsabilités avec la plus grande rigueur et de rechercher la vérité sans préjugés ni complaisance envers quiconque.
En même temps, Meloni a condamné les actes de violence qui ont accompagné les manifestations à Bologne, affirmant que l'attaque contre les forces de l'ordre et la mise en danger des citoyens ne servaient pas la recherche de la vérité, mais visaient à la confrontation.
La députée italienne Ilaria Cucchi a critiqué le gouvernement de Meloni, considérant que ses politiques avaient contribué à créer une atmosphère qui nourrit le racisme et la violence, tandis que des politiques de la coalition au pouvoir ont défendu le principe de la présomption d'innocence pour les agents de police jusqu'à la fin des enquêtes.
Bologne a connu des manifestations après la mort de Fakir, dont certaines se sont transformées en affrontements entre manifestants et forces de police, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau, selon des médias italiens.
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