En concomitance avec les "zones expérimentales"... Rencontre attendue entre Aoun et Trump
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En concomitance avec les "zones expérimentales"... Rencontre attendue entre Aoun et Trump

SadaNews - Le président libanais Joseph Aoun rencontrera son homologue américain Donald Trump, mardi, à Washington, alors que les pressions américaines sur le Liban pour désarmer le Hezbollah se intensifient.

Cette visite intervient un jour après l'annonce par les États-Unis, qui parrainent les négociations entre le Liban et Israël, du début de l'exécution d'un cadre signé par les deux pays, dont l'un des points stipule que l'armée libanaise étendra son autorité sur des "zones expérimentales" dans le sud du Liban.

Ces zones sont situées à proximité des terres occupées par Israël dans le sud du Liban, et l'armée israélienne est présente aux abords d'un village à cet endroit. Les soldats israéliens ont pénétré dans de vastes zones du sud du Liban depuis le début de la guerre entre eux et le Hezbollah le 2 mars.

L'accord-cadre prévoit également un retrait israélien progressif du sud, mais l'État hébreu conditionne ce retrait au désarmement du Hezbollah. Il déclare qu'il maintiendra ses forces pour l'instant dans ce qu'il qualifie de "zone de sécurité".

Washington fait pression sur les autorités libanaises pour désarmer le Hezbollah soutenu par l'Iran.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré aux journalistes après sa rencontre avec Aoun dimanche : "Tant que ce problème persiste, le Liban ne pourra vraiment pas connaître la paix".

Dans un communiqué précédent du département d'État américain, Rubio a salué "le courage du gouvernement libanais (...) et ses efforts déterminés pour restaurer la souveraineté du Liban, désarmer le Hezbollah et démanteler son infrastructure terroriste".

C'est la première visite d'un président libanais aux États-Unis depuis 2009, lorsque l'ancien président Barack Obama avait accueilli alors le président Michel Sleiman.

La directrice du Centre Carnegie pour les études du Moyen-Orient, Maha Yahya, affirme que la rencontre, bien qu'elle "montre la poursuite de l'intérêt américain pour le Liban", "suscite beaucoup d'inquiétudes quant à ce qui pourrait être demandé au Liban par la suite".

Aoun, qui est un ancien chef de l'armée libanaise, s'est engagé depuis son élection à la présidence début 2025 avec le soutien occidental à désarmer le Hezbollah, un tournant politique majeur au Liban, et une démarche que le Hezbollah a rejetée à maintes reprises.

Le Hezbollah a ouvert un front avec Israël depuis le sud du Liban en réponse à l'assassinat du guide iranien Ali Khamenei le premier jour de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, et Israël a riposté par une campagne militaire dévastatrice.

Les frappes israéliennes depuis le début de la guerre ont fait plus de 4300 morts au Liban, selon les autorités.

L'intensité de la violence a diminué de manière significative depuis la signature du mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran le mois dernier, en parallèle avec la poursuite des négociations entre le Liban et Israël.

L'armée libanaise est censée se déployer dans les "zones expérimentales" après le retrait d'Israël, et travailler au désarmement du parti ainsi qu'à interdire toute présence militaire de groupes extérieurs aux forces légitimes, cela devant constituer un essai pour un retrait israélien progressif d'autres zones.