La Commission du patrimoine mondial adopte par consensus quatre résolutions concernant l'État de Palestine
SadaNews - La Commission du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a adopté par consensus quatre résolutions concernant l'État de Palestine, relatives à l'état de conservation des sites du patrimoine mondial palestinien inscrits sur la liste des patrimoines mondiaux en péril.
Les résolutions, adoptées lors de la quarante-huitième session de la Commission se tenant à Busan en République de Corée, du 19 au 29 juillet 2026, incluent la vieille ville de Jérusalem et ses murs, la vieille ville d'Hébron, le monastère de Saint-Hilarion/Tell Um Amer dans la bande de Gaza, et Battir : le paysage culturel dans le sud de Jérusalem.
La commission a réaffirmé l'importance religieuse et culturelle exceptionnelle de la vieille ville de Jérusalem et de ses murs pour les trois religions monothéistes, tout en maintenant les quatre sites palestiniens sur la liste des patrimoines mondiaux en péril.
Elle a aussi confirmé la nullité de toutes les mesures et actions législatives et administratives prises par Israël visant à changer le caractère et le statut légal et historique de ces sites, y compris la prétendue "loi fondamentale" concernant Jérusalem, considérant ces actions comme nulles et sans effet juridique.
Elle a appelé à l'envoi urgent de missions d'observation réactive à la vieille ville de Jérusalem et à ses murs, ainsi qu'à la vieille ville d'Hébron, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), pour effectuer une évaluation professionnelle et indépendante de l'état de conservation des deux sites, et fournir les recommandations nécessaires pour protéger leur authenticité, leur intégrité et leur valeur universelle exceptionnelle.
L'ambassadeur Adil Attia, représentant permanent de l'État de Palestine auprès de l'UNESCO, a mis en garde dans son discours que ces violations s'inscrivent dans le cadre d'une politique israélienne systématique visant à promouvoir la colonisation et l'appropriation des terres palestiniennes à travers la prise de contrôle des sites du patrimoine culturel, l'imposition d'une politique de judaïsation dans la ville occupée de Jérusalem, et la poursuite des attaques contre les lieux saints islamiques et chrétiens.
Il a également évoqué les récentes attaques contre le sanctuaire d'Hébron, y compris la réalisation de travaux de construction et l'installation d'un plafond à l'une de ses entrées sans l'appui de l'État de Palestine ou la coordination avec l'UNESCO, considérant cela comme une violation de la Convention du patrimoine mondial et des normes internationales relatives à la protection des biens culturels en territoire palestinien occupé.
Il a appelé l'UNESCO et les États membres à assumer leurs responsabilités politiques et juridiques, et à œuvrer pour mettre fin aux violations israéliennes et tenir Israël, la puissance occupante, responsable des violations des conventions et des résolutions internationales pertinentes.
L'État de Palestine a affirmé que la protection du patrimoine culturel palestinien, matériel et immatériel, est une responsabilité collective internationale qui nécessite de le préserver en tant qu'héritage humain authentique, de le protéger contre la destruction, la déformation et la falsification, et d'assurer le respect du statut historique et légal en vigueur dans les territoires palestiniens occupés.
L'ambassadeur Attia a exprimé sa gratitude envers les pays qui ont soutenu l'adoption de ces résolutions, confirmant que l'État de Palestine continuera à travailler avec l'UNESCO et ses organismes compétents ainsi qu'avec les États membres pour suivre la mise en œuvre de ces résolutions, documenter les violations, et mobiliser le soutien international nécessaire pour protéger le patrimoine culturel palestinien et le préserver pour les générations futures.
Ces résolutions interviennent dans un contexte de montée des agressions israéliennes contre les sites du patrimoine culturel palestinien, y compris les sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial et la liste du patrimoine mondial en péril, et face aux tentatives de falsification, de déformation et de profanation, ainsi qu'à la violation continue des compétences de l'UNESCO et des règles du droit international.
Ces violations se poursuivent particulièrement dans la ville occupée de Jérusalem, à travers la sape de la liberté de culte et de la liberté d'accès aux lieux saints, ainsi que la poursuite des incursions des colonisateurs dans la mosquée Al-Aqsa/Le sanctuaire d'Al-Quds, et des attaques répétées contre les lieux saints islamiques et chrétiens.
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