La démocratie palestinienne échoue le pari israélien
Encore une fois, certains commentateurs dans les médias d'occupation décrivent la réalité palestinienne comme s'ils la surveillaient à travers un verre teinté, inversant les faits et projetant leurs désirs politiques sur une scène qu'ils n'ont pas réussi à comprendre ou à influencer. Cela s'applique à l'article d' "Ehud Yaari" qui essaie de présenter les élections des institutions locales palestiniennes comme un "triomphe entaché de blessures", alors que la vérité est que ces élections ont constitué une nouvelle gifle au projet du gouvernement de "Benjamin Netanyahu", et au courant d'extrême droite dirigé par "Bezalel Smotrich" et "Itamar Ben Gvir".
La vérité que l'article ignore délibérément, c'est que la tenue des élections en soi, et à ce moment précis, est un exploit national et souverain par excellence.
Ces élections ont eu lieu dans le cadre d'une guerre d'extermination continue contre notre peuple dans la bande de Gaza, avec des politiques systématiques de restriction financière et économique, la confiscation des fonds de l'autorité nationale palestinienne, et des tentatives quotidiennes de saper son existence et d'affaiblir sa capacité à perdurer. Malgré cela, l'autorité nationale palestinienne a réussi, avec des moyens limités, à maintenir sa stabilité institutionnelle, à exécuter ses devoirs civils et sécuritaires, à appliquer la loi, et à affirmer sa présence politique.
Quant à l'allégation selon laquelle les résultats de ces élections étaient prédéterminés, c'est une affirmation qui reflète davantage la mentalité de l'occupation qu'elle ne reflète la réalité palestinienne. Le peuple palestinien, qui s'est rendu aux urnes malgré toutes les circonstances, a à nouveau prouvé que son choix démocratique n'est pas une simple formalité, mais une pratique enracinée qui reflète sa volonté libre.
Le taux de participation, qui est comparable à celui des élections de 2022, n'est pas un signe de faiblesse comme certains essaient de le dépeindre, mais un indicateur de la stabilité de la présence populaire dans le processus démocratique, malgré les appels au boycott, et malgré les frustrations et les défis.
Le large succès du mouvement Fatah, que ce soit par le biais des urnes ou à travers des accords nationaux dans des centaines d'institutions locales, ne peut pas être réduit à une lecture superficielle qui ignore sa nature politique. Ces résultats constituent un référendum populaire renouvelé sur la voie du mouvement Fatah, et sur le programme de l'Organisation de libération de la Palestine en tant que représentant légitime et unique de notre peuple. Ils sont une expression claire de l'engagement des masses de notre peuple autour de son projet national, face à toutes les tentatives de contournement ou de démantèlement.
Ces résultats portent également un message politique profond que notre peuple, malgré toutes les pressions, le blocus et l'agression, choisit encore le chemin du travail national organisé, renouvelle sa confiance dans les institutions nationales, et refuse de se laisser entraîner dans des projets de chaos ou des alternatives imposées de l'extérieur, qu'elles soient sous des prétextes sécuritaires, humanitaires ou même politiques trompeurs.
En ce qui concerne les "divisions au sein de Fatah", c'est une lecture sélective qui ignore la nature du mouvement en tant qu'entité nationale large et variée, englobant la diversité politique et sociale palestinienne. La compétition au sein du mouvement, le plus souvent, reflète une vitalité démocratique interne, pas une situation de faiblesse, et fait partie d'un développement naturel pour tout mouvement populaire dirigeant un projet national d'une envergure équivalente à la cause palestinienne.
Plus important encore, ces élections ont contrecarré le pari de l'occupation d'utiliser les municipalités et les conseils locaux comme un moyen de saper l'autorité nationale palestinienne. Ils ont parié sur la création d'un vide administratif et politique, et sur le démantèlement de la structure institutionnelle palestinienne de la base, mais les résultats ont été complètement inversés, et ont confirmé la capacité du système politique palestinien à se renouveler et à perdurer.
Dans ce contexte, la ville de Deir al-Balah se pose comme un symbole politique qui ne peut être sous-estimé. La tenue des élections dans cette ville, pour la première fois depuis de nombreuses années de contrôle du mouvement Hamas sur la bande de Gaza et de son blocage du processus démocratique, et dans le contexte de la destruction massive subie par la région, porte des significations profondes qui dépassent les chiffres et les pourcentages. C'est une affirmation vivante de l'unité de la terre et du peuple, et de l'échec de toutes les tentatives de séparation, que ce soit celles poursuivies par les politiques d'occupation, ou celles consacrées par la division. Cette scène dévoile également l'illusion des interprétations qui essaient de présenter le Hamas comme une alternative prête ou bénéficiant de la baisse de l'état national, des interprétations qui ne manquent pas de s'aligner avec des agendas cherchant à affaiblir le système politique palestinien.
Notre peuple a clairement fait entendre sa voix : nous sommes un peuple uni et nous exerçons notre droit démocratique malgré la guerre et la destruction.
Il ne faut pas négliger que le succès de la tenue de ces élections, et leur extension par acclamation dans des centaines d'institutions locales, reflète également un haut niveau de responsabilité nationale et sociale, où les forces nationales et communautaires ont présenté un modèle de consensus pour protéger le tissu social et empêcher la fragmentation de la situation interne, à un moment politique de grande sensibilité.
L'article israélien ignore cette vérité essentielle, car il ne veut tout simplement pas reconnaître l'échec de son projet politique. Le problème ne réside pas dans des "égratignures" supposées dans les résultats des élections, mais dans l'incapacité israélienne à briser la volonté palestinienne ou à imposer des alternatives politiques à notre peuple.
Ces élections ont prouvé que le peuple palestinien, malgré toutes les blessures, est encore capable de donner vie, de s'accrocher à son choix démocratique, et de renouveler sa confiance dans ses institutions nationales. C'est un message clair pour quiconque tente de lire la scène d'un seul œil : la volonté de notre peuple est plus forte que toutes les tentatives de soumission, et notre projet national continue, et ne sera pas vaincu par le blocus ni par des analyses trompeuses.
Elles représentent également une étape avancée dans le processus de consolidation de la démocratie palestinienne, un message de résistance face à l'occupation et à ses plans, et une confirmation que notre peuple progresse dans la construction de ses institutions nationales et le renforcement de sa présence politique, en vue de réaliser ses aspirations à la liberté, à l'indépendance et à l'établissement de son État indépendant, avec Jérusalem comme capitale.
En bref, ce qui s'est passé n'est pas un "triomphe avec des égratignures", comme certains le prétendent, mais un triomphe national clair, écrit par la volonté d'un peuple, qui a anéanti les paris de l'occupation, et a de nouveau affirmé que la Palestine, malgré tout, est encore capable de faire entendre sa voix.
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