Le Corps des Gardiens de la Révolution menace... "Le détroit d'Ormuz ne s'ouvrira pas devant les ennemis"
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Le Corps des Gardiens de la Révolution menace... "Le détroit d'Ormuz ne s'ouvrira pas devant les ennemis"

SadaNews - Alors que la guerre entre dans son 33ème jour, le Corps des Gardiens de la Révolution iranienne a réaffirmé que le stratégique détroit d'Ormuz restera fermé aux "ennemis" du pays, tandis que le président américain Donald Trump a déclaré qu'il ne considérerait un cessez-le-feu que si celui-ci était rouvert. Le Corps des Gardiens a déclaré que "la situation dans le détroit d'Ormuz est entièrement sous le contrôle des forces navales du Corps".

Il a également ajouté dans un communiqué diffusé par la télévision officielle aujourd'hui mercredi qu'il "ne sera pas ouvert aux ennemis" de l'Iran.

L'Iran et Oman

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a insisté sur le fait que "l'Iran et Oman décideront de l'avenir du détroit d'Ormuz", en faisant référence au fait qu'ils sont les deux pays supervisant chacun côté du passage maritime étroit.

De plus, le Corps des Gardiens a prétendu qu'il avait lancé plusieurs drones vers le porte-avions américain "Abraham Lincoln" dans le nord de l'océan Indien, le forçant à changer de position.

Il a également souligné que "selon les données disponibles et les images satellites, le groupe avait quitté sa position précédente et s'était replié dans les profondeurs de l'océan Indien".

"L'âge de pierre"

Ces déclarations sont intervenues après que Trump a menacé plus tôt dans la journée de continuer à bombarder l'Iran jusqu'à ce qu'il la ramène à l'âge de pierre si le détroit n'était pas "rouvert", selon ses propres mots.

Sachant que le président américain avait donné à Téhéran jusqu'au 6 avril pour parvenir à un accord, alors que plusieurs pays, dont le Pakistan, la Turquie et l'Égypte, ont intensifié leurs efforts pour réduire les tensions.

De son côté, l'Iran a réitéré sa demande d'une solution définitive garantissant l'absence de répétition de la guerre et des "agressions", tout en insistant à plusieurs reprises sur le fait que la situation dans le détroit d'Ormuz, à travers lequel transitent cinq livraisons mondiales de pétrole et de gaz, ne reviendra pas à ce qu'elle était auparavant.

Depuis le déclenchement de la guerre le 28 février entre l'Iran, Israël et les États-Unis, la navigation dans le détroit d'Ormuz est paralysée, avec des dizaines de navires bloqués en raison des menaces iraniennes, entraînant une augmentation des prix du pétrole et du gaz à l'échelle mondiale.