Un plan complexe en 3 étapes.. les détails potentiels de la bataille pour ouvrir le détroit d'Hormuz
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Un plan complexe en 3 étapes.. les détails potentiels de la bataille pour ouvrir le détroit d'Hormuz

SadaNews - Le magazine The Economist a averti que toute tentative de rouvrir le détroit d'Hormuz par la force nécessiterait une opération militaire longue et complexe, passant par trois étapes principales, chacune ayant ses propres défis et dangers.

Cependant, chaque étape comporte de grands risques, surtout avec l'Iran possédant divers moyens d'attaque, y compris des missiles, des drones, des vedettes rapides et des mines maritimes.

La difficulté de la mission réside dans la répartition de ces capacités le long des côtes iraniennes, à l'intérieur de grottes, de tunnels et de sites fortifiés, rendant leur élimination complète extrêmement complexe, même avec des frappes aériennes intensives.

Étape 1 : Neutraliser les menaces iraniennes

L'opération commence par cibler les capacités militaires menaçant la navigation, telles que les vedettes rapides, les missiles, les drones et les mines.

Cet étape repose principalement sur des frappes aériennes, avec la possibilité d'impliquer des forces terrestres par la suite, dans le but de réduire la capacité de l'Iran à attaquer les navires, mais la répartition de ces armes en sites cachés le long de la côte complique leur élimination complète.

Étape 2 : Élimination des mines maritimes

Après avoir réduit les menaces directes, l'opération passe à un déminage du détroit, une tâche complexe et dangereuse en raison de la diversité des mines et de la possibilité de les poser par différents moyens, y compris des navires civils.

Les capacités disponibles pour le déminage sont relativement limitées, ce qui pourrait prolonger cette étape pendant des semaines.

La flotte américaine dispose actuellement de 14 destroyers dans la région, mais 6 d'entre eux sont occupés à protéger les porte-avions, et le transfert de plus de destroyers vers le Golfe pourrait prendre des semaines, entraînant un redéploiement de plus de troupes américaines depuis d'autres régions du monde, comme l'Asie.

Bien que les alliés de l'Amérique puissent être disposés à aider, la plupart d'entre eux hésitent à envoyer des navires tant que la guerre se poursuit. Quoi qu'il en soit, la mise en œuvre de cette mission sera coûteuse et épuisera davantage les munitions anti-missiles déjà réduites de l'Amérique et de ses alliés.

De plus, la géographie du détroit pose des défis supplémentaires, sa largeur n'excédant pas 50 kilomètres au point le plus étroit, et étant entouré de montagnes, ce qui signifie que les navires de guerre américains n'auront qu’un temps limité pour détecter et contrer les missiles et les drones entrants. Ils devront également exécuter des manœuvres précises dans des courants forts pour maintenir une formation rapprochée avec les navires qui les escortent, ce qui suppose la présence de navires commerciaux prêts à affronter ces dangers.

Étape 3 : Escorter les navires et sécuriser la navigation

Dans la phase finale, les forces navales commencent à escorter les pétroliers et les navires marchands à travers le détroit, cette étape étant la plus risquée, nécessitant une protection aérienne et maritime intensive, tout en préservant le risque d'attaques par missiles ou drones, ce qui rend l'opération continue et coûteuse sans garantir l'élimination totale des menaces.

Le magazine conclut que la mise en œuvre de ces trois étapes maintiendrait les forces impliquées dans une zone de danger pendant une longue période, dans un environnement de combat complexe avec des capacités iraniennes potentiellement durables, rendant le succès de la mission incertain malgré son coût élevé, et ainsi, rouvrir le détroit par la force est une option dont les résultats sont peu garantis.

Source : The Economist