Que se cache derrière la décision d'Israël de retarder le retrait de deux zones dans le sud du Liban ?
SadaNews - La radio israélienne a révélé que Tel-Aviv a décidé de retarder le retrait de deux zones expérimentales dans le sud du Liban, sous prétexte d'attendre l'établissement d'un mécanisme de surveillance commun avec Beyrouth.
La radio a rapporté, mardi soir, citing des sources non identifiées : "Lors des discussions qui se sont tenues au sein de l'armée israélienne concernant le plan, convenu entre le Liban et Israël lors de discussions à la fin de la semaine, une conclusion a été tirée indiquant que le calendrier de mise en œuvre sera retardé par rapport à l'estimation initiale."
Les sources ont ajouté : "Le retrait des forces de l'armée israélienne des deux zones libanaises, Zoutar et Froun (sud), sera retardé."
Elles ont prétendu que ce retard survient "jusqu'à ce qu'un accord soit atteint sur un mécanisme de surveillance commun entre l'armée libanaise et l'armée israélienne qui aidera à mettre en œuvre l'accord de cessez-le-feu organisé dans l'annexe de sécurité secrète de l'accord entre les deux pays."
La radio a cité une source bien informée : "Il est prévu que les États-Unis approuvent les personnes qui participeront à ce mécanisme, afin de garantir que le Hezbollah n'accède pas aux informations sensibles qui sont échangées." Elle a ajouté : "C'est l'une des raisons qui ont empêché le succès du mécanisme précédent créé en 2024."
La radio a également rapporté des sources sécuritaires israéliennes : "Actuellement, il n'y a pas de calendriers. Le retrait se fera, mais doit être exécuté correctement."
Selon ces sources : "Le retrait des forces ne se fera qu'après l'établissement de critères clairs auxquels l'armée libanaise doit adhérer pour agir contre le Hezbollah de manière tangible et immédiate."
Vendredi soir, Beyrouth et Tel-Aviv ont signé, sous la houlette américaine, un accord-cadre stipulant un retrait israélien progressif de l'ensemble des territoires libanais occupés, commençant par deux zones expérimentales sans les nommer.
L'accord ne précise pas de calendrier pour le retrait et le lie à la prise en charge par l'armée libanaise de la responsabilité sécuritaire totale dans les zones d'où le retrait aura lieu, ainsi qu'au désarmement des groupes armés, en référence particulière au Hezbollah.
Tandis que des responsables libanais ont considéré que l'accord représente "une première étape" vers le rétablissement de la souveraineté de l'État sur l'ensemble de son territoire, le Hezbollah l'a jugé "sans fondement" et "humiliant," et a considéré que lier le retrait à son désarmement constitue "un dépassement des lignes rouges."
Plus tôt mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé que son pays ne se retirerait pas du sud du Liban tant que le Hezbollah était présent.
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