Malgré tout... Nous resterons ici
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Malgré tout... Nous resterons ici

Malgré l'occupation qui tente depuis plus de sept décennies d'arracher un peuple de sa terre et de gommer son récit de la mémoire et de réduire la patrie à un simple titre dans les livres d'histoire…

Malgré les guerres, le siège, la division, les conspirations et le désespoir arabe et international…

Malgré le sang qui n'a pas encore séché sur les pierres de Jérusalem, et malgré les larmes qui n'ont pas quitté les yeux des mères à Gaza, en Cisjordanie, dans les camps et dans la diaspora…

Nous resterons ici.

La Palestine n'a jamais été un projet politique transitoire, ni seulement une question de frontières ou de cartes, mais elle a été et reste l'histoire d'un peuple qui a décidé de vivre debout, peu importe la force des tempêtes.

Au milieu de tous ces tremblements qui ont frappé la région, la Palestine est restée présente dans la conscience collective, son drapeau est demeuré élevé au-dessus des décombres, et son peuple écrit chaque jour un nouveau chapitre de la résistance.

Au cœur de ce long parcours, la direction palestinienne a porté une lourde responsabilité en des temps difficiles, et le président Mahmoud Abbas a été présent dans l'une des périodes les plus difficiles que la cause palestinienne ait connues, une période où la Palestine n'a pas seulement affronté l'occupation, mais a également fait face à des tentatives de liquidation politique, économique et géographique simultanément.

Nous pouvons avoir des opinions divergentes et des points de vue multiples, mais la vérité indéniable est que la Palestine est restée sur la carte politique du monde, son nom est resté présent aux Nations Unies et dans les forums internationaux, et le récit palestinien continue de contester celui de l'occupant partout.

Les patries ne se construisent pas sur le désespoir et ne se défendent pas par des cris, mais par une foi profonde que le droit ne meurt jamais, peu importe le temps qu'il faut.

C'est pourquoi notre devoir aujourd'hui n'est pas de céder à la douleur, mais de transformer la souffrance en force, l'abattement en espoir, la division en unité et de toujours réorienter notre boussole vers la Palestine.

Vers Jérusalem qui attend ses enfants.

Vers les villages qui gardent encore les noms de leurs habitants.

Vers les camps qui n'ont pas oublié les clés des maisons.

Vers les martyrs qui nous ont ordonné de ne pas plier.

La patrie restera plus grande que les blessures.

Et la Palestine sera plus grande que toutes les conspirations.

Et un jour viendra où le droit reviendra à ses propriétaires, car les peuples qui défendent leur terre et leur dignité peuvent se fatiguer, mais ils ne se brisent pas.

Quant à nous…

Nous sommes toujours ici.

Et nous resterons ici.

Pour la patrie.

Pour le président.

Pour la Palestine qui mérite que nous rêvions d'elle chaque matin, et que nous la défendions chaque soir, et que nous transmettions notre amour pour elle à nos enfants, génération après génération.

Palestine d'abord…

Et Palestine enfin…

Et Palestine toujours.

Par Shadi Ayad

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.