Entre l'abandon et le changement de moyens : quel chemin pour sauver l'existence palestinienne ?
Nous sommes probablement face à un nouveau tour de guerre. Ce n'est pas une prophétie pessimiste, mais une lecture froide de ce qui se forme devant nos yeux. Ce qui a été appelé une trêve n'était qu'une réduction temporaire de l'intensité du feu, sans l'éteindre. La guerre ne s'est pas arrêtée ; son rythme a juste changé, tandis que ses objectifs sont restés les mêmes, fermes et clairs.
Israël n'a pas reculé d'un iota de ses objectifs initiaux. Sa guerre n'a pas été seulement une réponse militaire, mais un projet de réécriture complète de la réalité à Gaza, politiquement, démographiquement et sécuritairement. Son objectif le plus profond n'est pas seulement de neutraliser une force militaire, mais de réduire la présence palestinienne elle-même, et de transformer l'existence en un fardeau gérable ou déchargeable. Cet objectif n'a pas été retiré de la table, ni échoué, comme certains le prétendent.
En revanche, une partie des acteurs palestiniens agit encore comme si les règles du jeu n'avaient pas changé. Manœuvrer dans des espaces qui se sont effondrés, parier sur des interventions régionales qui n'ont pas prouvé leur efficacité, et continuer dans un discours mobilisateur qui ne change pas l'équilibre des forces, tout cela constitue des illusions coûteuses qui font payer le prix à toute la société.
À ce point, tout discours sur la révision du parcours est jeté avec l'accusation "d'abandon". Mais la vérité troublante est que continuer sur une voie qui mène à la destruction totale n'est pas un acte de bravoure. La bravoure n'est pas dans l'insistance aveugle, ni dans la transformation de la société en combustible pour une bataille sans issue.
Si le recul tactique préserve les gens de l'arrachage de leur terre, devient-il une trahison ? Ou est-ce que la véritable trahison est d'insister sur des choix qui ont prouvé qu'ils nous rapprochent d'un scénario d'annihilation totale ? L'existence palestinienne n'est pas un détail sur lequel on peut parier. La terre n'est pas une plateforme de slogans, mais la condition même de la vie.
Je n'appelle pas à l'abandon, et je ne le ferai pas. Mais j'appelle à briser la stagnation mentale qui équivaut à la résistance et au suicide politique. J'appelle à changer les outils de lutte, à passer des batailles d'épuisement inégales à des espaces d'action pouvant être progressivement étendus : politiques, juridiques, populaires, internationales. Tant que l'être humain palestinien reste sur sa terre, la lutte reste ouverte sous diverses formes. En revanche, s'il est arraché, toutes les batailles prennent fin d'un coup.
La guerre dans sa forme actuelle ne produit pas de victoire, mais des cimetières, des ruines et une nouvelle dispersion. Et continuer à alimenter le même discours, avec les mêmes résultats, n'est pas du courage mais un déni de la réalité.
L'équation est dure mais claire :
Soit nous redéfinissons nos outils, soit nous laissons les autres redéfinir notre existence.
La question n'est pas de dignité dans le discours, mais de survie d'un peuple.
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