Un nouveau médicament arrête la progression du cancer du rein
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Un nouveau médicament arrête la progression du cancer du rein

SadaNews - Une étude clinique américaine a montré des résultats encourageants pour un nouveau médicament immunothérapeutique expérimental, qui pourrait représenter une étape importante dans le traitement du cancer du rein avancé.

Des chercheurs de l'Université de Yale ont expliqué que le nouveau médicament a réussi à réduire les tumeurs et à stopper la progression de la maladie chez plusieurs patients. Les résultats ont été publiés jeudi dans la revue « Reports on Cell Medicine ».

Le cancer du rein avancé est une phase avancée de la maladie ; la tumeur s'étend au-delà du rein ou se propage à d'autres organes, comme les poumons, les os ou le foie. À ce stade, le traitement devient plus complexe, car la chirurgie seule n'est souvent pas suffisante, et les médecins s'appuient généralement sur des traitements systémiques, tels que l'immunothérapie, pour contrôler la croissance de la maladie et ralentir sa propagation.

Le groupe de recherche a testé un nouveau type d'immunothérapie sur plus de 100 patients atteints de différents types de cancer entre 2021 et 2024, la plupart ayant subi plusieurs traitements sans obtenir de réponse efficace. L'étude s'est particulièrement concentrée sur le cancer du rein à cellules rénales avancé, qui est le type le plus commun et le plus agressif de cancer du rein.

L'essai a impliqué 22 patients atteints de ce type de cancer, et leurs tumeurs avaient continué à progresser malgré les traitements standards. Les résultats ont montré que le médicament a entraîné une guérison complète chez un patient, et une réduction de la taille des tumeurs chez deux autres patients, tandis que la maladie s'est stabilisée chez trois patients pendant une longue période, atteignant dans un cas jusqu'à 25 mois.

L'immunothérapie repose sur la stimulation du système immunitaire pour attaquer les cellules cancéreuses, mais les tumeurs évitent souvent cette attaque immunitaire en exploitant ce que l'on appelle les « freins immunitaires », qui sont des mécanismes naturels empêchant le système immunitaire de fonctionner de manière excessive, ce qui pourrait provoquer des inflammations ou des maladies auto-immunes.

Certaines thérapies immunitaires modernes visent à désactiver ces « freins », permettant aux cellules immunitaires d'attaquer la tumeur de manière plus efficace.

Le nouveau médicament cible une protéine connue sous le nom de « HPK1 », qui est l'un des facteurs qui inhibent l'activité des cellules immunitaires, y compris les cellules T. Cette protéine se trouve à l'intérieur de différents types de cellules immunitaires, ce qui rend son ciblage un défi scientifique complexe.

Les chercheurs ont noté que ce défi provient du fait que la protéine se trouve à l'intérieur de la cellule et non à sa surface, ainsi que de la similarité de sa structure avec d'autres protéines essentielles, ce qui complique le développement d'un médicament qui la cible précisément sans affecter d'autres fonctions cellulaires.

Cependant, l'équipe a réussi à développer un médicament capable de pénétrer dans les cellules immunitaires et de désactiver la protéine « HPK1 », ce qui a contribué à restaurer la capacité du système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses.

Pour s'assurer de la précision du ciblage, les chercheurs ont utilisé des échantillons de sang provenant des patients pour développer un test mesurant les biomarqueurs associés à l'inhibition de la protéine, et les résultats ont montré que le médicament réussissait effectivement à l'inhiber à l'intérieur des cellules T.

Les chercheurs ont conclu que ces résultats représentent une étape importante vers le développement de traitements immunothérapeutiques plus efficaces, susceptibles de contribuer à contrôler le cancer à l'avenir, et peut-être d'atteindre des taux de guérison plus élevés chez les patients atteints de tumeurs avancées.