Réunion d'urgence à Ras Jarabah pour faire face au danger de déplacement
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Réunion d'urgence à Ras Jarabah pour faire face au danger de déplacement

SadaNews - Hier soir, mardi, une réunion d'urgence s'est tenue dans le village de Ras Jarabah, dans la région du Néguev, au sud du pays, en raison de la menace imminente de déplacement de ses habitants, après que le centre "Adala" a reçu un message officiel indiquant la proximité de la mise en œuvre d'une décision de la Cour suprême.

Ont participé à la réunion plusieurs dirigeants locaux, dont le député Walid al-Hawashela, le président du conseil régional des villages non reconnus Atiya al-‘Asam, et le président du comité de direction supérieur des Arabes du Néguev, l'avocat Taleb al-San’a, ainsi qu'un représentant du centre "Adala", l'avocat Marwan Abu Faraikh, et le vice-président du conseil Meiqal al-Hawashela.

Lors de la réunion, les habitants ont exprimé leur profonde inquiétude face au danger de déplacement, se demandant quel serait leur sort et la possibilité de leur expulsion sans alternatives justes. En contrepartie, les dirigeants ont présenté les efforts juridiques et populaires déployés pour arrêter les opérations de démolition et garantir le droit des habitants à un logement sûr et stable.

À la fin de la réunion, il a été décidé de retourner à la cour pour demander un report de l'exécution de la décision, ainsi que d'intensifier la lutte populaire, notamment devant la municipalité de Dimona, en cas de non-respect des promesses précédentes.

La réunion a été dirigée par le directeur général du conseil, Suleiman al-Hawashela, soulignant la nécessité de poursuivre le travail commun pour défendre les droits des habitants du village.

600 habitants sont confrontés à la marginalisation et à la menace de déplacement en l'absence de services de base

Les habitants du village de Ras Jarabah, situé à l'est de la ville de Dimona, et qui comptent environ 600 personnes des familles al-Hawashela, Abu Sulb et al-Nassara, vivent dans des conditions de vie difficiles, dans des logements en tôle manquant d'électricité, d'eau et d'infrastructure, en raison du non-reconnaissance par les autorités israéliennes de leur propriété sur leurs terres. Environ 300 étudiants doivent parcourir jusqu'à 25 kilomètres chaque jour pour rejoindre leurs écoles dans le village de Qasr al-Sir, tandis que Ras Jarabah manque de jardins d'enfants et d'autres cadres éducatifs.

Cette terre appartient historiquement à la tribu al-Hawashela, connue sous le nom de "Al-Shu'ayria" ou "Mouqayrat al-Hawashela", s'étendant de la région de Keren (près de la station de police britannique sous mandat) jusqu'à la région d'Umm Dima, qui abrite un puits d'eau bien connu, autour duquel se sont construites les premières maisons à Dimona, portant son nom.