Les Émirats reprennent la négociation sur les bourses d'Abou Dhabi et de Dubaï après la clôture de la guerre
Économie internationale

Les Émirats reprennent la négociation sur les bourses d'Abou Dhabi et de Dubaï après la clôture de la guerre

SadaNews - Les Émirats ont décidé de reprendre la négociation sur le "marché d'Abou Dhabi des valeurs mobilières" et le "marché financier de Dubaï" mercredi 4 mars, après une fermeture de deux jours en raison de l'escalade de la guerre américano-israélienne contre l'Iran et de l'élargissement du conflit au Moyen-Orient.

L'Autorité des valeurs mobilières et des matières premières a déclaré dans un communiqué que la négociation sur les deux marchés reprendra mercredi, dans le but de redynamiser les marchés financiers dans un cadre réglementaire garantissant la stabilité.

De leur côté, le groupe du marché d'Abou Dhabi des valeurs mobilières et le marché de Dubaï ont fixé un plafond de baisse temporaire des prix à 5 % lors de la reprise de la négociation, contre 10 % dans des conditions normales. Ils ont indiqué dans des communiqués séparés que ce mécanisme sera soumis à un examen continu en coordination avec les autorités réglementaires, permettant ainsi d'y apporter des ajustements en fonction de l'évolution du marché, en référence à une approche flexible pour contenir les fluctuations potentielles.

Cette décision intervient alors que la région du Golfe connaît des tensions de sécurité croissantes, après que les États-Unis et Israël ont mené des frappes aériennes contre des cibles en Iran samedi, entraînant la mort du guide iranien Ali Khamenei et de plusieurs hauts dirigeants, selon les autorités concernées. Les répercussions de l'attaque se sont étendues à la région, avec le lancement de centaines de roquettes et de drones vers des pays du Golfe.

Les Émirats ont annoncé avoir intercepter des dizaines de roquettes et de drones lancés par l'Iran en réponse aux frappes, un développement qui expose la région à des risques géopolitiques pouvant affecter les flux touristiques et les investissements étrangers, deux piliers essentiels de l'économie du pays.

Les Émirats, et Dubaï en particulier, sont un centre financier majeur dans la région. La limite de baisse quotidienne des actions peut accorder aux investisseurs du temps pour absorber les chocs potentiels et limiter les vagues de vente incontrôlées qui pourraient émerger en période de tensions.

Les risques géopolitiques impactent généralement rapidement les secteurs de l'aviation, de l'immobilier et des services logistiques, tandis que les entreprises énergétiques pourraient bénéficier de toute augmentation des prix du pétrole.

Dans ce contexte, les analystes de "Citi Group" ont écrit dans une note lundi que les marchés du Golfe pourraient être en mesure de gérer une guerre de courte durée en Iran, mais ils ont averti qu'un conflit prolongé "pourrait avoir un impact profond" sur la région, en référence aux possibilités d'une baisse de la confiance et d'une augmentation des primes de risque.

La réouverture des marchés, associée à des mesures préventives, est perçue comme un message rassurant pour les investisseurs que la structure financière du pays est capable de perdurer en période de tensions, tandis que les niveaux de liquidité et les tendances des prix au cours des premières séances resteront un facteur influent dans la définition des caractéristiques de la prochaine étape.