Des centaines de pétroliers s'entassent dans le Golfe avec l'escalade de la guerre
SadaNews - Au moins 150 pétroliers et méthaniers sont immobilisés en eaux libres dans le Golfe, en dehors du détroit d'Ormuz, alors que la confrontation militaire s'intensifie après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, menaçant de provoquer une large perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux.
Des estimations basées sur des données de suivi des navires de la plateforme "Maritime Traffic" ont montré que les pétroliers, y compris ceux chargés de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié, ancrent au large des côtes de grands pays producteurs de pétrole, notamment l'Irak, l'Arabie saoudite et le Qatar, tandis que des dizaines d'autres navires sont immobilisés de l'autre côté du détroit.
Cela coïncide avec l'accord aujourd'hui du groupe "OPEP+" pour augmenter la production de pétrole de 206 000 barils par jour à partir d'avril prochain, alors que le conflit résultant des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran menace d'affecter les approvisionnements en brut.
Incidents de sécurité simultanés
Dans un développement parallèle, l'Agence britannique des opérations maritimes, basée à Dubaï, a rapporté qu'un navire a été frappé par un projectile "dont la nature n'est pas claire" à 50 milles marins au nord de Mascate. L'agence a précisé que l'attaque a provoqué un incendie dans la salle des machines, "qui a été maîtrisé par la suite", dans un incident qui est le deuxième signalé aujourd'hui après un incident similaire au large du port de Kamsar à Oman dans le détroit d'Ormuz.
La télévision iranienne a également rapporté le naufrage d'un pétrolier après qu'il a tenté de traverser le détroit, sans fournir de détails supplémentaires sur les circonstances de l'incident ou sur le propriétaire du navire.
Détroit vital sous pression
Le détroit d'Ormuz représente le principal axe du commerce mondial du pétrole, reliant les grands producteurs du Golfe, dont l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak et les Émirats, à la mer d'Oman et à la mer d'Arabie. Une grande partie des exportations de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié vers l'Asie et l'Europe transite par ce détroit.
Téhéran a menacé par le passé de fermer le détroit en réponse à toute attaque militaire, renforçant les craintes d'une escalade du conflit et d'une transformation en une crise énergétique mondiale.
Conséquences potentielles sur les marchés
Ce nombre élevé de pétroliers immobilisés exerce une pression directe sur les chaînes d'approvisionnement et augmente les coûts d'expédition et d'assurance maritime, alors que les marchés surveillent toute indication d'une interruption effective des flux de brut. Les opérateurs des marchés pétroliers et gaziers attendent l'évolution des prochaines heures pour évaluer si l'immobilisation représente une mesure de précaution temporaire ou le début d'une interruption plus large du trafic maritime.
Avec la poursuite des tensions militaires, le détroit d'Ormuz reste au cœur de la situation, tandis que les craintes d'une nouvelle escalade pourraient plonger la région dans un affrontement plus large, reflétant directement sur les marchés de l'énergie mondiaux.
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