La moitié des Israéliens soutient une frappe indépendante contre l'Iran et 56% plaident en faveur d'une escalade au Liban
SadaNews - Une enquête récente menée par l'Institut des études de sécurité nationale israélien a révélé un état de profonde inquiétude et de confusion au sein de la société israélienne face aux enjeux cruciaux, avec un fossé important entre les attentes de la rue et la performance de la direction politique. Le dossier iranien a dominé la liste des préoccupations sécuritaires, puisque 78% des personnes interrogées ont exprimé leur inquiétude à ce sujet, tandis qu'environ la moitié des Israéliens, soit 50,5%, ont soutenu une frappe militaire indépendante contre Téhéran si les États-Unis parviennent à un accord nucléaire avec ce pays. Cette tendance offensive ne se limite pas à l'Iran, elle s'étend au front nord, où 56% des sondés estiment que la situation au Liban ne peut plus tolérer la patience et appelle à un retour à l'option de la guerre totale.
Concernant le dossier palestinien et les évolutions régionales, les résultats ont montré un refroidissement évident envers les voies traditionnelles de paix, où la grande majorité s'oppose à des concessions politiques en échange d'une normalisation, puisque le pourcentage de ceux qui soutiennent un accord de paix avec l'Arabie Saoudite incluant la création d'un État palestinien n'a pas dépassé 28%. En ce qui concerne le terrain national, plus de la moitié des Israéliens, soit 51,5%, ont exprimé des doutes sur l'utilité de passer à la "deuxième phase" des opérations militaires dans la bande de Gaza, estimant que ce changement ne sert pas les intérêts israéliens à l'heure actuelle, ce qui reflète un manque de clarté dans la vision stratégique des objectifs de la guerre auprès du public.
Sur le plan intérieur, le sondage a envoyé des signaux d'alerte concernant l'érosion de la confiance dans l'institution politique et la cohésion du tissu social, puisque le pourcentage d'inquiétude face aux tensions sociales internes a atteint 84%, dépassant ainsi l'inquiétude face aux menaces sécuritaires externes qui s'est établie à 72%. Cette crise sociale s'est accompagnée d'un effondrement de la confiance dans la direction, 69% des personnes ayant exprimé leur méfiance envers le gouvernement actuel, tandis que le taux de méfiance envers le Premier ministre Benjamin Netanyahu est de 64%. Ces préoccupations géopolitiques se répartissent sur plusieurs fronts, commençant par la Cisjordanie à 65%, en passant par Gaza et le Liban, jusqu'à la Syrie et le Yémen, plaçant ainsi le décideur à Tel-Aviv face à un front intérieur instable qui exige une décision militaire tout en manquant de certitude quant à sa direction.
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