Efforts de réconciliation à Kafr Kanna et arrestation de 34 suspects liés à la bagarre
Palestine 48

Efforts de réconciliation à Kafr Kanna et arrestation de 34 suspects liés à la bagarre

SadaNews - Kafr Kanna a connu, la nuit dernière, une présence sécuritaire intensive suite à l'assaut de grandes forces de police, des unités spéciales (Yasam) et des forces de "Garde frontière", qui ont investi des dizaines de maisons et d'objectifs à l'intérieur du village, dans le cadre d'efforts pour contenir une vague de violence et de tirs liés à un conflit continu entre deux familles.

La police a déclaré dans un communiqué que "la vaste opération a abouti à l'arrestation de 34 suspects impliqués dans des incidents de tirs et d'actes de violence et de troubles à l'ordre public en raison du conflit familial".

Elle a ajouté que "les détenus ont été transférés aux centres d'enquête, où ils seront présentés ce matin devant le tribunal de paix à Nazareth pour examiner les demandes de prolongation de leur détention".

La police a également indiqué que "les forces participant aux raids, qui comprenaient des centaines d'éléments, ont saisi des quantités de munitions, des gilets pare-balles, et des sommes d'argent importantes soupçonnées d'avoir été utilisées pour financer des activités criminelles, ainsi qu'un certain nombre de véhicules présumés avoir été utilisés dans les incidents de tirs récents".

Elle a également mentionné que "des forces renforcées de police continuent leur déploiement dans des points sensibles à Kafr Kanna, et ont mis en place des barrages de contrôle à l'entrée et à la sortie du village, dans une démarche visant à empêcher d'éventuels actes de représailles et à garantir le maintien de l'ordre public".

Le communiqué cite le chef de la police du district nord confirmant que cette opération s'inscrit dans le cadre d'une série de mesures planifiées visant à "frapper les foyers de violence et à assécher les sources d'armes dans les localités arabes", menaçant que "la police poursuivra son activité intensive et ne tolérera aucune tentative de perturber la sécurité des citoyens ou d'imposer une atmosphère de terreur dans les localités".

Dans un effort pour apaiser les tensions et mettre fin à l'exaspération, une trêve a été annoncée samedi soir entre les deux familles en conflit, suite à une réunion qui s'est tenue chez le cheikh Kamal Khateeb, en présence d'une commission de réconciliation, de notables et de personnalités respectées.

Selon ce qui a été convenu, les deux parties s'engagent à cesser immédiatement toutes les formes de conflit et de différend, et à s'abstenir de toute parole ou acte susceptible d'intensifier la tension ou d'affecter l'autre partie, en insistant sur le respect de la dignité mutuelle et de la vie privée de chaque famille.

La commission de réconciliation a annoncé qu'elle avait entamé des démarches pratiques en vue d'un accord de paix global qui rétablisse les droits des personnes concernées et mette fin au conflit, précisant que la trêve prend effet dès la signature.

La commission a déclaré dans un communiqué que "par respect pour Allah, pour la sainteté du mois de Ramadan, et afin de prioriser l'intérêt public et la voix de la religion et de la raison, et par le désir de tous de mettre fin à l'état de conflit en cours, une rencontre s'est tenue chez le cheikh Kamal Khateeb entre les frères des familles Awad et Taha, en présence de la commission de réconciliation, où il a été convenu ce qui suit :

1. Les deux parties s'engagent à mettre un terme à toutes les manifestations de conflit et de différend, à partir du moment de la signature de cet accord.

2. S'abstenir de tout acte ou parole susceptible d'intensifier le conflit ou d'offenser l'autre partie.

3. Respecter la dignité mutuelle de tous.

4. La commission de réconciliation annonce le début de ses efforts en vue d'un accord final de réconciliation tout en préservant les droits des personnes concernées.

5. Cette trêve est en vigueur à partir de la date de sa signature, et nous en témoignons devant Allah".

Cette étape s'inscrit dans le cadre d'efforts communautaires soutenus pour établir la paix civile et renforcer la cohésion du tissu social, en particulier pendant le mois sacré de Ramadan, riche en significations de pardon, de bienveillance et de fraternité.