Rapport : 5 points essentiels de la première réunion du Conseil de la paix sous la présidence de Trump
Dernières actualités

Rapport : 5 points essentiels de la première réunion du Conseil de la paix sous la présidence de Trump

SadaNews - Un rapport publié par le site américain Hill a détaillé la réunion inaugurale du "Conseil de la paix" lancé par le président américain Donald Trump à Washington, en présence de représentants d'environ 50 pays.

Selon la correspondante du site, Laura Kelly, le président a mis la reconstruction de Gaza au sommet de ses priorités, mais a fait du conseil une plateforme plus large pour traiter d'autres conflits internationaux. Voici les cinq points clés de l'événement :

Premièrement : un engagement financier américain colossal

Le rapport indique que Trump a annoncé la mise à disposition de 10 milliards de dollars pour le Conseil de la paix afin de financer la reconstruction de Gaza, estimant que ce montant est dérisoire par rapport à l'ampleur de la destruction.

Le président de la commission nationale pour la gestion de Gaza, Ali Shaath, a averti que l'exécution du plan se faisait dans des "conditions extrêmement difficiles", face à une destruction massive, des besoins humanitaires aigus et un effondrement économique presque complet.

La Maison Blanche a également mentionné la réception d'environ 6,5 milliards de dollars provenant d'engagements d'autres pays. Les fonds seront déposés dans un fonds spécial de la Banque mondiale nommé "Fonds de reconstruction et de développement de Gaza", et le conseil - dirigé par Trump - sera chargé de gérer les fonds, selon Hill.

Deuxièmement : un moment décisif pour l'avenir de Gaza

La réunion a lieu à un moment sensible, selon le rapport, alors que le mouvement Hamas contrôle encore des parties de la région, et "n'a pas encore annoncé sa volonté totale de désarmer".

Le côté américain a donné au mouvement un délai de 60 jours pour se débarrasser de ses armes, avec des avertissements israéliens de reprendre la guerre si cela n'était pas respecté.

Trump a déclaré en s'adressant aux foules : "Je pense que le Hamas se désarmera, et c'est ce que j'ai promis. S'ils ne le font pas, ils vont faire face à une réponse très dure".

En revanche, Ali Shaath a mis en garde que l'exécution du plan se fait dans des "conditions extrêmement difficiles", face à une destruction massive, des besoins humanitaires aigus et un effondrement économique presque complet, selon le rapport.

Troisièmement : une concurrence potentielle avec les Nations Unies

Bien que Trump ait assuré que le conseil travaille en coordination avec les Nations Unies, il a laissé entendre que son rôle pourrait dépasser celui de l'organisation internationale à l'avenir, selon Hill.

Cela a suscité des réserves en Europe, car certains pays de l'Union européenne se sont abstenus de rejoindre en raison de l'ambiguïté du cadre et des pouvoirs du conseil, surtout que Trump s'est nommé président à vie et a proposé une adhésion permanente aux pays s'engageant à un milliard de dollars.

Bien que Trump ait assuré que le conseil travaille en coordination avec les Nations Unies, il a laissé entendre que son rôle pourrait dépasser celui de l'organisation internationale à l'avenir.

Quatrièmement : une intensification de la pression sur l'Iran

Trump a accordé quelques jours à l'Iran pour parvenir à un "accord bénéfique" lors des négociations en cours entre les deux parties, sinon il devra faire face à "de mauvaises choses", tandis que la République islamique a de nouveau défendu son droit à l'enrichissement de l'uranium.

Selon le site, il est prévu que l'Iran présente une proposition écrite précisant comment mettre fin à l'affrontement avec les États-Unis et traiter leurs préoccupations.

Les exigences de l'administration Trump, selon le rapport, consistent à empêcher l'Iran de posséder des armes nucléaires, à stopper son programme de missiles balistiques, et à dissoudre les groupes armés alliés dans la région.

Cinquème : pression sur les pays hésitants

Seules 26 des pays invités ont signé la charte du conseil, tandis que d'autres pays ont hésité. Trump a menacé d'exercer une pression indirecte sur les réticents, affirmant que "tout le monde finira par se joindre".

En contrepartie - poursuit le rapport - des dirigeants tels que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif ont profité de l'occasion pour parler en louant Trump, en saluant son rôle dans des dossiers internationaux, reflétant ainsi une division internationale entre les partisans qui voient dans le conseil un outil efficace et les réservés qui craignent une marginalisation du rôle des Nations Unies.

Le rapport conclut que la réunion est le résultat d'une tentative de Trump de dessiner un nouveau cadre pour diriger les efforts de paix selon sa propre vision, au milieu d'une tension internationale et d'interrogations sur sa capacité à transformer les ambitions en résultats concrets.

Source : Hill