Quand la Palestine marche en nous comme une prière sans fin
Au départ, la Palestine n'était pas une terre à raconter ni une frontière à tracer
Mais un frisson caché dans la poitrine de l'univers
Comme si la terre, lorsque le silence l'opprimait, décidait de parler sous la forme d'un être humain
Et de laisser son empreinte en nous pour que nous n'oubliions pas que nous en venons et que nous y retournons.
La Palestine n'était pas une géographie mesurée sur des cartes
Mais un sens qui marche entre la mémoire et la douleur
Et qui insiste à rester vivant malgré tout ce qu'on souhaite éteindre
Comme si la vie ici n'était pas seulement un droit, mais un long examen de dignité.
Ô Palestine…
Ô visage qui ne se complète qu'avec les larmes
Ô mère, chaque fois qu'elle plie sous son fardeau, une nouvelle olive pousse dans sa main
Et chaque fois qu'ils pensent qu'elle est épuisée, une vie invisible surgit de l'intérieur.
Ici,
Les jours ne se mesurent pas à leur longueur
Mais à ce qu'ils laissent dans le cœur comme certitude que se tenir debout est possible, même lorsque tout autour de vous semble s'effondrer.
Et dans cette épreuve ouverte au temps
La révolution n'était pas seulement un cri de colère
Mais une conscience qui marche au bord de la peur
Et réalise que la liberté n'est pas une impulsion fugace
Mais une construction patiente qui ressemble à la foi lorsqu'elle endure son absence.
La révolution est un esprit qui refuse d'être trompé
Et un cœur qui refuse de s'habituer à la défaite
Et une main qui sait que la patrie ne se reprend pas par un slogan, mais par l'action qui ressemble au destin lorsqu'elle se réalise.
Et de cette conscience,
Est née une histoire nommée Fatah…
Ce n'est pas seulement un nom en politique
Mais un chemin humain qui a essayé d'empêcher cette patrie de tomber dans le vide
Alors que tout poussait vers l'oubli.
La mère palestinienne était le commencement invisible mais qui nous fait ressentir tout
Une femme qui réorganise la vie depuis sa fatigue
Cachant la peur dans un sourire pour que la maison ne s'effondre pas
Et enseignant à ses enfants que la dignité n'est pas un choix mais une façon de vivre jusqu'au dernier battement.
Et le jeune palestinien était l'extension
Marchant entre les barrages comme s'il marchait à l'intérieur de son âme
Portant un rêve qui ne sait pas comment vieillir
Et une certitude qui n'a pas besoin d'autorisation pour naître.
Et le soldat palestinien
Se tenait aux confins du sens
Gardant ce qui reste de l'idée de patrie
Comme si le fait de se tenir là était un serment qu'il ne fallait pas renier.
Et l'enseignant,
Écrivait sur une ardoise épuisée : "Nous arriverons"
Comme si les lettres seules pouvaient garder la porte ouverte vers demain.
Et le médecin,
Réparait ce que le monde avait brisé dans le corps et l'âme ensemble
Et donnait à la vie une chance supplémentaire de ne pas s'éteindre.
Et le poète,
Se tenait entre la langue et l'effondrement
Pour que la douleur ne se transforme pas en habitude
Et que la patrie ne devienne pas une simple nouvelle qui passe.
Et dans cette scène,
Jérusalem apparaît comme un cœur qui ne vieillit pas
Une ville qui marche sur la plaie et reste au-dessus de la plaie
Ouvrant ses portes à la mémoire chaque matin
Et disant au monde que la pierre ici n'est pas silencieuse, mais un témoin qui ne dort pas.
Et à Gaza,
La ville qui vit sur le bord de la patience
La douleur se mélange à la dignité comme la mer se mélange au sel
Chaque maison y est une histoire, chaque rue un témoin
Et chaque soir ressemble à un nouvel examen de la vie.
Gaza ne s raconte pas comme une nouvelle
Mais se comprend comme un pouls qui ne s'arrête pas malgré tout ce qui essaie de l'arrêter.
Et à Jérusalem et Gaza ensemble
La Palestine se révèle telle qu'elle est
Ce n'est pas seulement un lieu, mais une condition humaine complète
Testant le sens de la permanence lorsque celle-ci devient une position.
Ici, la politique n'est pas un détail
Mais une question profonde :
Comment ce peuple reste-t-il debout malgré tout ce qu'on souhaite briser ?
Et comment la douleur ne se transforme-t-elle pas en destin
Mais en un long chemin vers le sens ?
Sur ce chemin
Il n'y a pas de réponses définitives
Mais une seule vérité qui se répète chaque jour :
Que la permanence elle-même est une forme de victoire.
Et c'est pourquoi Fatah reste non seulement un titre
Mais une tentative continue de garder cette patrie en vie.
Une tentative qui dit que la Palestine ne se résume pas
Et qu'elle n'est pas vaincue d'un seul coup
Mais testée à chaque instant par le cœur de ses enfants.
Et à la fin…
La patrie n'est pas ce dans quoi nous vivons
Mais ce qui vit en nous malgré toutes les distances et les déceptions.
Et la Palestine…
Marche encore en nous
Comme une prière sans fin.
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