Palestine… entre les vignes et le ciel
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Palestine… entre les vignes et le ciel

Quand l'aveux murmure à l'âme
Et quand le silence devient plus riche que tout le bruit
Le cœur a besoin d'un refuge où il se trouve
Un refuge entre la lumière du soleil et les vignes
Où chaque goutte de parfum et chaque rayon d'or
Récupère ce que le temps a détruit en nous

Entre les treilles de raisin… Quand l'âme s'échappe du tumulte de la destruction pour retrouver sa Palestine originelle
À une époque où le bruit est devenu plus fort que la vérité
Et où les visages brillent plus que leur conscience
Et où les slogans sont plus grands que les actes de ceux qui les portent
L'homme a besoin d'un endroit pour échapper à cette destruction silencieuse
Et chaque fois que les jours m'accablent avec des déceptions et des scènes qui fatiguent le cœur
Je m'enfuis vers cette image laissée par Khalil Gibran suspendue dans la mémoire
"Ai-je assis l'après-midi comme moi entre les treilles de raisin"

La vigne ici n'est pas seulement un arbre
C'est une petite patrie
Et elle est aussi un miroir moral qui révèle la différence entre ce que la terre donne avec sincérité et ce que certains humains distribuent en illusions

Quand je suis assis entre les treilles de raisin
Je sens que la Palestine revient à sa forme originelle
Avant d'être alourdie par des calculs
Avant d'être fatiguée par ceux qui grimpent sur sa douleur
Avant que les préoccupations quotidiennes des gens ne deviennent le sujet des discours plutôt qu'une priorité pour l'action
Là, dans l'aveux qui se déverse en or sur les grappes
La terre retrouve sa véritable langue
La langue du paysan
La langue du noble effort
La langue des mères qui ont pétri la patience pour des générations
Et la langue des hommes qui ont conservé la signification de la patrie dans leur sueur quotidienne

À ce moment-là, je comprends que notre problème n'était jamais la terre
Car la terre est plus fidèle que quiconque
Et pas non plus dans le peuple qui continue de porter sa patrie dans son cœur malgré la fatigue
Mais dans cette déformation qui a affecté certaines pensées
Quand le poste pour certains est devenu un échelon pour le pouvoir et non un moyen de service
Et quand la boussole morale s'est perdue dans la confusion des intérêts
Alors le citoyen paie de son âme le prix de chaque erreur
Et de son jour le prix de chaque retard
Et de son espoir le prix de chaque compte restreint

Et pourtant, je ne perds pas la foi
Car la vigne qui résiste au vent
Et donne son fruit en silence
Nous dit que cette patrie est encore capable de produire des hommes purs
Et des idées plus grandes que les intérêts
Et une étape où la Palestine revient à sa signification originelle
Une maison pour les gens, pas un fardeau pour eux

Entre les treilles de raisin
Je vois Ramallah se laver à la lumière du soir
Et je vois Jérusalem élever sa douleur vers le ciel comme une prière
Et je vois Hébron porter dans ses vignes la mémoire de la patience
Et je vois Naplouse dégager l'odeur de l'histoire et de la dignité
Et je vois Jenin germer de sa terre une volonté indéfectible
Et je vois Bethléem marcher lentement comme un cantique de naissance éternelle
Et je vois Jéricho murmurer aux palmiers les secrets des premiers commencements
Et je vois Tulkarem enlacer ses plaines vertes comme une mère qui garde ses enfants
Et je vois Salfit lever son olive haut comme un drapeau de résilience
Et je vois Gaza sortir des cendres comme un poème qui ne meurt jamais
Et je vois Jaffa exhaler l'odeur de la mer, de l'orange et de la nostalgie
Et je vois Haïfa s'appuyer sur le bleu des vagues comme une mariée dont la beauté ne s'estompe pas
Et je vois Acre préserver dans ses pierres l'écho de l'histoire et la rigidité de la mer
Et je vois chaque mètre carré de cette terre nous murmurer
Que la destruction n'est pas un destin
Et que la laideur, peu importe sa durée, ne peut triompher de la beauté

C'est pourquoi j'écris
J'écris parce que je refuse que le désespoir devienne une culture
Ou que les déceptions des gens deviennent une chose ordinaire
J'écris parce que la Palestine mérite des visages qui ressemblent à ses vignes
Sincères, fructueuses, et enracinées dans la terre, pas dans les intérêts

Ici, entre les treilles de raisin, je ne trouve pas seulement mon repos
Mais je trouve la Palestine que nous rêvons tous
La Palestine de la sincérité, de la justice, de la beauté et de l'humanité
Car si l'âme revient à sa pureté, la patrie revient à sa lumière.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.