Huitième Congrès de Fatah : un moment de changement ou une reproduction de l'échec et des échoués ?
Alors que la date de la tenue du huitième Congrès du Mouvement Fatah approche en mai prochain, le rythme des déclarations émises par des membres du comité central et du conseil révolutionnaire augmente ; des déclarations qui vont d'un étalage de héros historiques fabriqués qui n’impressionnent personne à des avertissements tardifs sur les dangers menaçant la cause, comme si le peuple et le monde entier ne les connaissaient pas et que les vaillants de l'organisation voulaient les rappeler, allant jusqu'à la flatterie grossière du président Abou Mazen, certains se vantant même de leur rang militaire qui rivalise avec celui des plus grands chefs militaires du monde ou de leur position financière, économique ou familiale.
Ce qui est le plus inquiétant dans ce tableau, c'est l'utilisation intéressée du dossier de Gaza et de ses souffrances, dans une tentative désespérée de séduire les membres de l'organisation là-bas avec des "larmes de crocodile" et des slogans usés ou en promettant une aide financière de l'organisation, ou même l'obtention d'un (bon) ou d'une tente, comme si les fils de Fatah dans la bande de Gaza n'étaient que des suiveurs et des ignorants qu'on pouvait facilement duper comme cela a été le cas par le passé.
Ces (dirigeants) qui ont échoué durant les "jours de prospérité" et qui ont été directement responsables du déclin du mouvement et de l'érosion de ses institutions, n'apporteront leur succès lors du prochain congrès que davantage de ruine et de destruction organisationnelle. La véritable problématique ne réside pas dans la tenue du congrès comme un impératif organisationnel, mais dans ses résultats que nous craignons de voir reproduire la situation actuelle.
Tant que le comité central et le conseil révolutionnaire dominent les comités chargés de superviser la tenue du congrès et "la machine électorale" et contrôlent les critères de sélection des membres du congrès, les résultats resteront pré-déterminés en faveur de l'élite au pouvoir ; chaque leader amènera sa cour de profiteurs et d'opportunistes pour garantir son maintien à la prise de décision, et lorsque ceux qui sont actuellement à la "tête de la décision" auront le pouvoir de déterminer qui a le droit de vote, ils conçoivent en pratique les résultats à l'avance, ce qui aboutit à une réduction de l'opposition et à l'exclusion des voix critiques et jeunes qui appellent à de véritables réformes.
Le véritable pari pour sauver le Mouvement Fatah passe nécessairement par un changement radical de la majorité des visages actuels et par la construction d'une direction qui croit au travail institutionnel et non au népotisme et aux intérêts étroits.
Enfin, la revitalisation et la réforme du Mouvement Fatah sont une condition préalable à la revitalisation et à la réforme de l'Organisation de libération de la Palestine et de l'ensemble de la situation palestinienne, et la majorité du peuple continue de parier sur le nationalisme palestinien qui est incarné par le Mouvement de libération nationale palestinien (Fatah).
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