Aoun à Washington alors que les négociations entre le Liban et Israël avancent
SadaNews - La chaîne "Al Arabiya" a rapporté que le président libanais Joseph Aoun a quitté Beyrouth ce samedi matin pour se rendre à Washington, capitale américaine, dans une visite qui revêt une importance politique et sécuritaire exceptionnelle, après que les négociations indirectes entre le Liban et Israël à Rome ont enregistré des avancées qualifiées de positives par les États-Unis, tandis que des indicateurs montrent un rapprochement vers le passage d'une phase de compromis politique à des mesures concrètes, avec des retraits israéliens limités dans le sud du Liban.
Cette visite intervient à un moment sensible, coïncidant avec des efforts américains visant à lancer les premières étapes de l'accord cadre conclu fin juin dernier, qui prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l'armée libanaise et le travail visant à mettre fin à l'affrontement militaire prolongé depuis le renouvellement de la guerre entre Israël et le "Hezbollah".
Le président libanais est accompagné de sa première dame, Naïmat Aoun, et de plusieurs de ses conseillers, tandis qu'on attend que ses discussions avec des responsables américains de haut niveau soient un moment décisif pour évaluer les résultats des récentes négociations et discuter des garanties nécessaires pour passer à l'exécution.
La capitale italienne, Rome, a accueilli la sixième série de négociations directes entre les délégations libanaise et israélienne sous les auspices américaines, la première série ayant lieu après la signature de l'accord cadre à Washington.
L'ambassade américaine à Beyrouth a annoncé que les deux parties étaient parvenues à un accord sur la structure générale et le mécanisme de mise en œuvre des "zones expérimentales", et que les détails techniques seraient complétés et le début de l'application aurait lieu dans les jours à venir, parallèlement au lancement de discussions techniques étendues pour mettre en œuvre le reste des termes de l'accord.
Des sources ont également révélé il y a quelques jours que le retrait israélien des premières zones expérimentales commencerait avant la visite du président libanais à Washington, une étape perçue comme un signe concret de la sincérité de la nouvelle démarche et un message de soutien à la présidence libanaise avant ses rencontres dans la capitale américaine.
Malgré les progrès, les principales divergences portent encore sur les conditions du retrait israélien des zones frontalières. Selon des sources américaines, le Liban exige un cessez-le-feu complet avant le début de l'exécution de toute phase de l'accord, avec un calendrier clair et contraignant pour le retrait israélien.
En revanche, Israël exige que tout retrait s'accompagne de garanties assurant la capacité de l'armée libanaise à empêcher le retour du "Hezbollah" dans les zones dont ses forces se retireront, tandis que les États-Unis demandent un engagement libanais visant à interdire toute activité militaire du parti dans le sud.
Washington affirme en même temps qu'il a officiellement séparé la voie de négociation libanaise de ses discussions avec l'Iran, même s'il continue de surveiller la possibilité que la situation sur le terrain au Liban soit affectée par toute escalade régionale.
Avant son départ, le président Joseph Aoun a affirmé que "Washington écoute désormais le Liban", et que le dossier libanais est désormais directement sur la table du président américain Donald Trump, estimant que la formule actuelle de l'accord avec Israël représente "le meilleur possible" dans les circonstances actuelles.
Ces déclarations s'inscrivent dans le cadre d'indicateurs d'un intérêt américain croissant pour fermer le front sud libanais, dans le cadre d'une vision plus large visant à réduire les foyers de tension au Moyen-Orient après des mois d'escalade.
Dans ce contexte, le site "Axios" a rapporté que des responsables américains et israéliens ont déclaré que le président Trump avait informé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d'un entretien téléphonique le 9 juillet, de la nécessité de commencer la réintégration des forces israéliennes et le retrait du Liban et de la Syrie, avertissant que la poursuite de la présence militaire dans ces deux théâtres pourrait conduire à une nouvelle escalade.
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