Malgré la décision du gouvernement israélien, les banques israéliennes ignorent l'extension de 6 mois et accordent aux banques palestiniennes des extensions à court terme
Rapport économique de SadaNews : des sources économiques et diplomatiques concordantes ont révélé à "Économie Sada" que les banques israéliennes n'ont pas respecté la décision du gouvernement israélien d'étendre les arrangements de relations bancaires avec les banques opérant en Palestine pendant six mois jusqu'à la fin de l'année 2026, se limitant à des extensions à court terme, dans une démarche qui reflète la continuité de l'incertitude qui prévaut dans la relation bancaire entre les deux parties.
Cela survient après un précédent marquant, alors que la dernière extension de la relation bancaire s'est achevée le 12 juillet dernier, sans qu'aucun renouvellement immédiat ne soit émis, comme cela a été l'habitude au cours des années précédentes, où les décisions d'extension étaient émises le même jour ou le lendemain matin.
Cependant, cette fois-ci, il y a eu une interruption qui a duré plusieurs jours avant lapublication des nouvelles extensions, ce qui a suscité de vives inquiétudes au sein du secteur bancaire.
Selon les sources, le gouvernement israélien avait accepté de prolonger la relation pour une durée de six mois, mais la Banque Discount a décidé de la prolonger uniquement jusqu'au 1er septembre 2026, date à laquelle elle avait précédemment informé les banques opérant en Palestine qu'il s'agirait de la dernière prolongation avant de mettre fin à la relation bancaire avec elles.
Quant à la Banque Hapoalim, elle a accordé une extension jusqu'au 13 août 2026 seulement, soit pour presque un mois, une démarche qui diffère même de la durée adoptée par la Banque Discount, ce qui reflète l'absence de position unifiée parmi les banques israéliennes et leur non-respect de la décision du gouvernement israélien concernant l'extension jusqu'à la fin de l'année.
Un environnement instable...
Des sources économiques qui ont parlé à "Économie Sada" estiment que les extensions à court terme reflètent la perte de confiance des banques israéliennes dans la stabilité du mécanisme de décision concernant la relation bancaire, après des années de liaison de son renouvellement à des décisions politiques répétées du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich.
Les sources ajoutent que la continuité du renouvellement de la relation pour de courtes périodes place les banques israéliennes elles-mêmes devant des risques opérationnels, juridiques et commerciaux, rendant difficile la planification de leurs activités ou la gestion de leurs engagements avec les banques opérant en Palestine, dans un contexte d'incertitude qui entoure chaque date de renouvellement.
Les sources ont confirmé que la crise actuelle ne se limite plus aux banques opérant en Palestine, mais s'étend aux banques israéliennes qui se retrouvent à faire face à un environnement bancaire instable en raison de la manière dont le dossier a été géré au cours des années précédentes.
Retour à l'idée de "société de compensation"...
À la lumière de ces développements, la proposition de créer une société de compensation israélienne pour gérer la relation financière et commerciale entre les banques israéliennes et les banques opérant en Palestine est revenue sur le devant de la scène, considérée comme une solution institutionnelle visant à réduire l'incertitude.
Cependant, les sources ont souligné que le succès de toute société de ce type dépend de la nature de l'entité qui supervisera et du mécanisme de fonctionnement qui sera appliqué.
Il a été précisé que placer la société sous le contrôle du ministère des Finances israélien signifierait en pratique la continuité des interventions politiques ayant conduit à la crise actuelle, alors qu'elle devrait fonctionner selon des normes bancaires et commerciales indépendantes et sous la surveillance de l'autorité réglementaire compétente, garantissant ainsi la stabilité de la relation bancaire, loin des décisions politiques changeantes.
Les sources ont ajouté qu'aucun nouveau cadre ne pourra atteindre l'objectif escompté si ses décisions demeurent soumises à des considérations politiques, car le problème fondamental ne réside pas dans l'absence du mécanisme, mais dans l'entité qui contrôle ses décisions.
Conséquences sur l'économie palestinienne...
Les milieux bancaires mettent en garde contre le fait que la continuité des extensions à court terme maintient un climat d'inquiétude pour les banques opérant en Palestine et leurs partenaires, elle a également des répercussions sur le commerce et les transferts financiers entre la Palestine et Israël, rendant la planification des activités économiques encore plus difficile, alors que le secteur financier et bancaire a besoin d'un environnement stable et prévisible pour garantir la continuité des affaires et protéger les intérêts de toutes les parties.
Selon les sources, la prochaine phase sera décisive pour déterminer si Israël se dirigera vers la construction d'un cadre bancaire stable, soumis à des considérations professionnelles, ou si la gestion de ce dossier continuera à se faire par le biais de décisions politiques temporaires, ce qui maintiendrait la relation bancaire vulnérable aux fluctuations et crises répétées.
Défis à la création de la société de compensation israélienne...
Bien que la proposition de créer une société de compensation israélienne pour gérer les relations financières et commerciales entre les banques israéliennes et celles opérant en Palestine soit présentée comme une solution à long terme, des experts et des sources bancaires estiment que le succès de cette démarche dépendra de la nature de l'entité qui la gérera et des mécanismes de gouvernance qui lui seront appliqués.
Les sources se demandent : la société sera-t-elle soumise au ministère des Finances israélien ou à la supervision de la Banque centrale israélienne ? Si elle reste sous l'autorité du ministère des Finances israélien, les craintes résident dans le fait que ses décisions puissent devenir des instruments d'ordre politique, au lieu d'être fondées sur des critères purement bancaires et commerciaux.
Les sources estiment que conférer au ministère des Finances israélien des pouvoirs étendus dans la gestion de la société pourrait ouvrir la voie à des décisions unilatérales affectant les relations avec les banques opérant en Palestine, que ce soit par le biais de la suspension ou de l'annulation des transactions avec une banque palestinienne spécifique, ce qui pourrait créer une situation permanente d'incertitude au sein du secteur bancaire.
Les sources affirment qu'une société de ce type doit fonctionner selon des normes bancaires internationales, et être placée sous une surveillance professionnelle de la Banque centrale israélienne, garantissant ainsi l'indépendance de ses décisions par rapport aux considérations politiques, tout en offrant aux banques opérant en Palestine et aux banques israéliennes un environnement de travail stable et prévisible.
Il convient de noter que l'Autorité monétaire palestinienne doit être un acteur clé dans l'élaboration du cadre régissant le fonctionnement de cette société, et que la question ne doit pas être laissée uniquement aux banques opérant en Palestine face aux négociations avec le ministère des Finances israélien. De plus, la présence d'une supervision ou de garanties internationales pendant la phase de création pourrait renforcer la confiance et garantir que la nouvelle relation repose sur des bases financières et commerciales saines, et non sur des considérations politiques changeantes.
Il reste des questions fondamentales nécessitant des réponses claires avant de procéder à la création de la société, notamment : la société s'occupera-t-elle de la relation avec toutes les banques opérant en Palestine, ou sera-t-elle limitée aux banques qui ont actuellement des comptes de correspondance avec les banques israéliennes ? Une autre question se pose également concernant l'entité qui détiendra le pouvoir final d'accepter ou de refuser des transactions avec toute banque opérant en Palestine, et si ces décisions seront soumises à des contrôles et à une surveillance réglementaire indépendante ou resteront-elles assujetties à la décision politique israélienne.
Ces questions seront le facteur décisif pour déterminer si la société de compensation constituera une véritable solution pour stabiliser la relation bancaire, ou s'il s'agira simplement d'un transfert de la crise actuelle vers un nouveau cadre institutionnel.
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