Vance n'est pas le problème.. Israël fait face à une profonde transformation dans la politique américaine
SadaNews - Le site Politico a abordé la montée des tensions dans les relations entre les États-Unis et Israël, affirmant que cela ne se limite pas aux positions de JD Vance, le vice-président américain, mais reflète une transformation plus profonde dans la politique américaine envers Israël sous l'administration du président Donald Trump.
Le site a expliqué dans un article coécrit par Felicia Schwartz, Alex Gangitano et Dasha Burns, que le gouvernement israélien croyait que le retour de Trump à la Maison Blanche garantirait le soutien américain inconditionnel, et qu'Israël resterait une exception à la politique "America First", mais il commence à réaliser que cette perception n'est plus valide, et que les intérêts américains prennent le pas, même lorsqu'ils entrent en conflit avec les priorités de sécurité et politiques d'Israël.
L'article a souligné que cette transformation est devenue évidente après les frappes américaines et israéliennes conjointes en Iran en février dernier, où Tel-Aviv s'attendait à ce que cette opération marque le début d'une nouvelle phase de rapprochement avec Washington, mais les mois suivants ont révélé des divergences croissantes entre les deux parties.
Les déclarations de JD Vance illustrent cette nouvelle réalité, lorsqu'il a averti Israël qu'il avait perdu la plupart de ses alliés dans le monde, et qu'il ne devait pas négliger le soutien du président Trump, qu'il a décrit comme le seul leader qui reste de son côté, insinuant que ce soutien n'est pas garanti pour toujours.
La position de Vance n'est pas individuelle
Selon des responsables et des sources proches, les déclarations de Vance ne constituaient pas une position isolée, mais reflètent une vision croissante au sein de l'administration américaine, selon laquelle Israël ne bénéficie plus d'un statut exceptionnel dans la politique étrangère américaine.
Les faits indiquent également une baisse notable du niveau de communication politique entre les deux pays, les visites du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Washington ayant diminué, et les contacts directs avec la Maison Blanche ayant reculé par rapport à l'année dernière, alors que des sources proches s'attendent à ce que le fossé entre les deux parties se creuse dans les mois à venir.
Le tournant dans le discours de Vance ne reflète pas un désaccord temporaire entre des responsables, mais représente une redéfinition de la relation entre Washington et Tel-Aviv, qui pourrait avoir des conséquences à long terme sur les politiques des deux pays dans les années à venir.
L'article relie cette transformation à l'influence croissante de Vance au sein de l'administration, alors qu'il était auparavant perçu comme un défenseur de positions dures qui ne représentaient pas l'orientation générale, mais il a néanmoins affirmé pendant des années que les intérêts des États-Unis ne s'alignent pas toujours avec ceux d'Israël, et que Washington ne devrait pas être entraîné dans un affrontement avec l'Iran pour la défendre.
Avec l'engagement de Vance dans les négociations concernant le dossier iranien, il semble que sa vision ait acquis plus d'impact dans la prise de décision américaine, d'autant plus que l'accord avec Téhéran sert les objectifs de l'administration en abaissant les prix du pétrole et en sécurisant la navigation dans le Golfe, tout en n'éclaircissant pas les craintes israéliennes liées au programme de missiles iraniens et à l'influence régionale de Téhéran.
L'article met également en évidence un changement dans le ton du président Trump lui-même envers le Premier ministre israélien, lui adressant de vives critiques en raison des opérations militaires israéliennes au Liban, les jugeant menaçantes pour les efforts américains d'atteindre un accord avec l'Iran.
Une redéfinition de la relation
Les analystes estiment que cette position reflète une différence fondamentale dans les priorités, alors que Washington considère que réussir la voie diplomatique avec l'Iran sert ses intérêts stratégiques, Israël estime que les menaces venant d'Iran et du Liban constituent une priorité de sécurité qui ne peut être différée ni minimisée.
Pourtant, le gouvernement israélien continue de traiter la crise comme étant liée davantage à la personne de Vance qu'à un changement de politique de l'administration américaine, tout en continuant de parier sur la possibilité de retrouver le soutien total de Trump.
Cependant, ceux qui entourent le vice-président affirment que ses positions s'alignent sur celles du président, et que les critiques que Trump a adressées à Netanyahu, que ce soit en public ou lors de réunions privées, confirment l'existence d'un consensus entre le président et son vice-président sur la nécessité de redéfinir la relation avec Israël afin qu'elle soit conforme aux intérêts américains.
L'article se termine en notant que ces transformations surviennent à un moment où les États-Unis et Israël se préparent à des échéances électorales importantes, rendant la relation entre les deux pays sujette à de nouvelles tensions, Netanyahu comptant sur un soutien clair de Trump avant les élections israéliennes, tandis que Vance cherche à consolider sa position au sein du Parti Républicain en vue des prochaines échéances présidentielles.
L'article conclut que ce tournant ne reflète pas un désaccord temporaire entre des responsables, mais représente une redéfinition de la relation entre Washington et Tel-Aviv qui pourrait avoir des conséquences à long terme sur les politiques des deux pays dans les années à venir.
Source : Politico
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