Premier ministre : Le blocus israélien coûte à l'économie palestinienne 11 milliards de dollars par an
SadaNews : Le Premier ministre palestinien Mohammed Mustafa a souligné que "le blocus financier et économique représente une menace sérieuse pour la capacité des institutions palestiniennes à continuer, alors qu'Israël continue de retenir illégalement les recettes fiscales palestiniennes, atteignant près de 6 milliards de dollars, en plus de geler environ 5 milliards de dollars d'autres fonds des banques palestiniennes que la banque centrale israélienne refuse de recevoir, ce qui coûte à l'économie palestinienne une perte de 11 milliards de dollars par an".
Il a ajouté : "Malgré ces circonstances exceptionnelles, le gouvernement a continué à mettre en œuvre ses programmes de réforme et à améliorer le fonctionnement des institutions publiques, en se basant sur des priorités et des intérêts nationaux palestiniens, en coordination avec l'Union européenne et les partenaires internationaux". Il a souligné que le maintien de la mise en œuvre des réformes et le renforcement des performances des institutions palestiniennes nécessitent nécessairement la création d'un environnement politique, financier et opérationnel adéquat, y compris l'arrêt des mesures israéliennes qui sapent l'économie et les institutions palestiniennes.
Cela a été dit lors d'une réunion et d'une session d'information conjointe, ce mardi, au bureau du Premier ministre, avec la commissaire européenne chargée des affaires méditerranéennes Dubravka Šuica, en présence du représentant spécial de l'Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient Christophe Bigot, du représentant de l'Union européenne en Palestine Alexander Schuttmann, et du ministre des Finances et de la Planification Stefan Salama.
Il a poursuivi : "La réalisation de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans la région ne peut se faire que par la fin de l'occupation israélienne et la concrétisation d'un État palestinien indépendant, connecté et viable, sur la base du droit international et des résolutions pertinentes des Nations unies, tout en garantissant les droits inaliénables du peuple palestinien, dont le droit à l'autodétermination est primordial".
Concernant les politiques israéliennes, le Premier ministre a déclaré : "Ce que pratique Israël sur le terrain, que ce soit dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie, y compris Jérusalem, n'est pas simplement des mesures isolées, mais une politique systématique et délibérée visant à démanteler l'existence palestinienne et à compromettre la solution à deux États tout en fermant l'horizon d'un État palestinien indépendant. En tête de ces politiques figure la poursuite de la guerre sur la bande de Gaza et les crises humanitaires sans précédent qu'elle entraîne".
Le Premier ministre a souligné les politiques d'expansion des colonies et d'annexion effective des terres palestiniennes, ainsi que les agressions systématiques des colons, qui bénéficient d'une protection et d'un soutien israélien officiel, et d'une impunité pour leurs actes, en plus des restrictions israéliennes croissantes sur la liberté de circulation, et les attaques contre les lieux saints et le patrimoine, visant à créer une réalité sur le terrain irréversible.
Le Premier ministre a appelé les partenaires internationaux, en particulier l'Union européenne, à continuer à jouer leur rôle dans la protection de la solution à deux États, à soutenir la stabilité institutionnelle et financière, et à prendre des mesures pratiques et efficaces, avec force et fermeté, pour mettre fin aux pratiques et politiques israéliennes contraires au droit international et à les soumettre à des responsabilités et à des comptes, contribuant ainsi à réaliser la justice pour le peuple palestinien.
Le Premier ministre a réaffirmé que la bande de Gaza est une partie intégrante de l'État de Palestine, et que l'Autorité nationale palestinienne est l'entité légitime et capable d'assumer ses responsabilités et de servir notre peuple dans la bande et dans toutes les territoires palestiniens, appelant à intensifier les efforts pour mettre en œuvre la résolution du Conseil de sécurité (2803), y compris un cessez-le-feu, la fourniture d'une aide urgente, la reprise rapide et la reconstruction, la restauration des services essentiels, pour aboutir à ramener Gaza sous la gouvernance de l'État de Palestine.
Pour sa part, la commissaire européenne chargée des affaires méditerranéennes, Dubravka Šuica, a confirmé le soutien continu de l'Union européenne à la Palestine, et que l'existence d'institutions palestiniennes fortes et bien gouvernées soutient ce chemin, notant que l'expansion des colonies et la montée des attaques des colons israéliens sapent ces efforts.
La commissaire européenne a déclaré que la poursuite de la souffrance humanitaire dans la bande de Gaza est inacceptable, et que l'Union européenne travaille largement pour mettre fin à cette souffrance, soulignant la nécessité d'apporter une aide humanitaire et de secours dans la bande, pour parvenir à la reconstruction et à la pleine récupération.
Début de la cinquième ronde de négociations entre le Liban et Israël
Commission des Nations Unies : Israël cible délibérément les enfants dans le cadre du "gén...
Un martyr dans un bombardement israélien au sud de la bande de Gaza
Premier ministre : Le blocus israélien coûte à l'économie palestinienne 11 milliards de do...
Trump annonce l'accord de l'Iran sur un niveau de contrôle nucléaire "le plus élevé"
Bennett : Les zones C seront annexées à Israël... et les zones A et B pour l'autonomie pal...
Bennett : Les zones C seront annexées à Israël... et les zones A et B pour l'autonomie pal...