Rapport : Israël pose 3 conditions pour le retrait du sud libanais
SadaNews - Israël maintient des conditions qu'elle considère comme essentielles pour tout retrait potentiel de ses forces du Liban, pendant que les négociations américaines et iraniennes en cours en Suisse s'entrelacent avec les discussions sur l'avenir de la présence militaire israélienne et les arrangements pour un cessez-le-feu au Liban.
Le journal "Israel Hayom" a rapporté, ce dimanche, qu'Israël a défini trois conditions qu'elle a qualifiées de "minimum" pour tout retrait potentiel de ses forces du sud-Liban, dans le contexte des discussions en cours sur l'avenir de la présence militaire israélienne dans la région.
Selon le rapport, les conditions israéliennes exigent le retrait de tous les membres du Hezbollah au nord du fleuve Litani, le démantèlement des infrastructures associées au parti au sud du Litani, ainsi que la garantie de ce qu'elle décrit comme "une liberté d'action israélienne complète" pour éliminer toute menace perçue.
Cela intervient alors qu'Israël continue de s'accrocher à la présence de ses troupes dans ce qu'elle appelle "la zone de sécurité" dans le sud libanais, parallèlement à des discussions qu'elle entretient avec les États-Unis sur l'avenir de son déploiement militaire là-bas, dans le cadre de la note de compréhension américano-iranienne.
Selon le rapport, l'armée israélienne a complètement arrêté ses opérations militaires depuis la fin de la semaine dernière, conformément aux instructions émises par le niveau politique, ce qui l'empêche actuellement de cibler ce qu'elle décrit comme des infrastructures du Hezbollah dans la région d'Ali el-Taher en utilisant des moyens d'attaque directs.
Le rapport a mentionné que les forces de l'armée israélienne continuent d'entourer un complexe souterrain dans la zone d'Ali el-Taher près du château de Chaqif, affirmant que des dizaines d'éléments du Hezbollah s'y trouvent encore, tout en empêchant les forces de les faire sortir du site.
Le rapport ajoute que l'armée israélienne pourrait recommander au niveau politique, après l'achèvement de l'opération dans la zone d'Ali el-Taher et la destruction des infrastructures présentes là-bas, de repositionner ses forces et d'améliorer ses positions défensives le long de ce qu'elle appelle "la ligne jaune".
Selon le rapport, des cercles politiques et de sécurité israéliens estiment que tout retrait ou redéploiement potentiels devraient faire partie des discussions en cours entre Israël et le Liban parrainées par les États-Unis à Washington.
Le rapport a également souligné qu'Israël se dit prête à envisager le transfert de certaines zones actuellement sous contrôle de l'armée israélienne à l'armée libanaise dans le cadre de ce qu'elle a décrit comme des "zones expérimentales", afin de tester la capacité de l'armée libanaise à imposer son contrôle et à empêcher le retour du Hezbollah dans ces zones.
Pour sa part, le président américain, Donald Trump, a menacé l'Iran de nouvelles attaques si elle ne mettait pas fin à ce qu'il décrit comme "les activités de ses agents" au Liban.
Trump a déclaré dans un post sur la plateforme "Truth Social" que l'Iran doit "immédiatement empêcher ses agents hautement rémunérés au Liban de causer des problèmes".
Il a ajouté : "S'ils ne le font pas, nous frapperons l'Iran très durement à nouveau, exactement comme nous l'avons fait la semaine dernière, mais de manière plus sévère".
Au lendemain de la confirmation d'un responsable militaire de l'armée israélienne ayant reçu des ordres de la direction politique de stopper le combat, le ministre de la Défense, Israël Katz, a affirmé dimanche que ses forces avaient pour ordre de rester en mouvement permanent contre toute "menace" rencontrée au Liban, soulignant qu'elles resteront dans "la zone de sécurité".
Il a déclaré dans un communiqué : "Il n'y a jamais eu, et il n'y a actuellement, aucune restriction sur les soldats de l'armée israélienne au Liban qui les empêche d'agir pour éliminer les menaces... Comme l'a expliqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même, Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban".
De son côté, Téhéran a renouvelé dimanche son attachement à ce que l'arrêt de la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban, qui fait partie de la note de compréhension, est une condition préalable à la poursuite des négociations, dans un contexte de calme relatif depuis samedi après-midi, après deux jours d'escalade.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, a déclaré : "Sans l'exécution de ces dispositions, surtout la première (mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban), il n'est pas possible d'entrer dans la phase de négociations pour parvenir à un accord final".
Il a précisé que cette question "sera le principal sujet des discussions d'aujourd'hui", en plus de "la mise à disposition des actifs iraniens gelés ou restreints, ainsi que des discussions liées à l'émission des licences nécessaires à la vente de pétrole iranien".
Baghaei a expliqué que le début des négociations concernant l'accord final est lié à l'exécution de 5 dispositions de la note de compréhension. Il a ajouté : "Selon l'article 13 de la note de compréhension, le début des négociations concernant l'accord final est lié à l'exécution par les États-Unis de leurs obligations énoncées dans les dispositions 1, 4, 5, 10 et 11".
Il a poursuivi : "En particulier, aucune négociation ne peut commencer tant que la première disposition, relative à la fin de la guerre sur tous les fronts y compris le Liban, n'a pas été exécutée". Baghaei a évoqué le suivi sérieux de son pays concernant l'exécution des obligations contenues dans la note de compréhension.
Il a indiqué que le centre des discussions en Suisse consiste à mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban, à libérer les avoirs iraniens gelés et à établir les arrangements nécessaires pour permettre à l'Iran d'exporter du pétrole.
Le chef d'état-major israélien du sud du Liban : nous continuons à combattre
Rapport : Israël pose 3 conditions pour le retrait du sud libanais
Trump menace de bombarder l'Iran "si elle ne stoppe pas ses mandataires au Liban"
Sources exclusives de SadaNews : Une intense coopération palestino-jordanienne pour résoud...
Crise proche d'un milliard.. L'Union des entrepreneurs exige 930 millions de shekels et an...
Crise atteignant le milliard.. L'Union des Entrepreneurs réclame 930 millions de shekels e...
Rapport gouvernemental hebdomadaire : mouvements politiques et diplomatiques et projets de...