L'Argentine classe le Corps des Gardiens de la Révolution iranien "organisation terroriste"
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L'Argentine classe le Corps des Gardiens de la Révolution iranien "organisation terroriste"

SadaNews - L'Argentine a annoncé mercredi classer le Corps des Gardiens de la Révolution iranien comme "organisation terroriste", une décision qui coïncide avec le deuxième mois de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre Téhéran, dans un contexte de tensions régionales croissantes.

La présidence argentine a précisé, dans un communiqué émis par le bureau du président Javier Milei, que cette décision repose sur des accusations selon lesquelles le Corps des Gardiens de la Révolution soutiendrait le groupe libanais Hezbollah, notamment dans la réalisation de deux attaques considérées comme parmi les plus graves "attentats terroristes" de l'histoire du pays dans les années 1990.

Le communiqué rappelle qu'un attentat à la voiture piégée a visé l'ambassade d'Israël à Buenos Aires le 17 mars 1992, faisant 29 morts et plus de 200 blessés.

Un autre attentat a suivi, le 18 juillet 1994, ciblant le siège de l'Association israélo-argentine, qui a fait 85 morts et plus de 300 blessés, et qui a été décrit comme le pire attentat terroriste sur le sol argentin.

La présidence a indiqué que les enquêtes judiciaires et de renseignement avaient conclu que les deux attaques avaient été planifiées, financées et exécutées avec la participation directe de hauts responsables du régime iranien et d'éléments des Gardiens de la Révolution.

Le gouvernement argentin a confirmé l'inscription du Corps des Gardiens de la Révolution iranien dans le registre public des entités associées au terrorisme et à son financement, dans une décision prise en coordination entre les ministères des Affaires étrangères, de la Sécurité nationale et de la Justice, ainsi que les services de renseignement, sur la base de rapports officiels documentant des activités illégales transfrontalières.

Il a été précisé que cette classification permet l'imposition de sanctions financières et des restrictions opérationnelles visant à limiter la capacité des Gardiens de la Révolution à opérer à l'intérieur du pays, tout en protégeant le système financier argentin contre l'exploitation dans des activités illégales.

En conclusion du communiqué, le président argentin a exprimé l'espoir que cette décision contribuera à rendre justice aux familles des victimes après plus de 30 ans, en réaffirmant l'engagement de son gouvernement à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée, et son ambition de repositionner l'Argentine au sein de ce qu'il a qualifié de "civilisation occidentale" et de faire face à ceux qui la menacent.