Un journal hébreu : La manifestation des familles des prisonniers secoue le marché israélien
Économie locale

Un journal hébreu : La manifestation des familles des prisonniers secoue le marché israélien

SadaNews - Le journal "The Marker" a révélé que la vaste manifestation organisée - dimanche dernier - à l'appel des familles des prisonniers israéliens à Gaza, avec une large participation d'organisations civiles et syndicales, n'a pas seulement eu un impact sur le plan politique et social, mais a également eu un effet économique direct sur le marché local.

La manifestation a entraîné la fermeture de nombreux commerces, y compris des grands centres commerciaux, des restaurants et des cafés, ainsi que plusieurs chaînes de distribution de produits alimentaires et de vêtements, les organisateurs appelant le public à s'abstenir d'acheter et à ne pas utiliser de cartes de crédit, dans un geste symbolique pour mettre la pression sur le gouvernement.

Une baisse générale de plus de 7 %

Selon les données de la société "Shapa", le total des dépenses par carte de crédit le jour de la manifestation s'est élevé à 2,081 milliards de shekels (environ 562 millions de dollars), soit une diminution de 7,5 % par rapport au dimanche précédent.

Bien que la baisse globale semble limitée, l'examen sectoriel montre que le coup a été beaucoup plus sévère dans certains domaines sensibles, que "The Marker" a décrit comme un "effet sans précédent d'un mouvement de protestation sur les modes de consommation quotidienne".

Baisse importante dans divers secteurs

Le secteur des restaurants, des cafés et de la restauration rapide a enregistré une baisse des ventes de 13,6 %, passant de 123,5 millions de shekels (environ 33,4 millions de dollars) à 106,8 millions de shekels (environ 28,9 millions de dollars). Le secteur des vêtements et des chaussures, qui est l'un des plus sensibles à tout changement dans l'humeur des consommateurs, a connu une baisse encore plus importante de 16,6 %, chutant de 116,6 millions de shekels (environ 31,6 millions de dollars) à 97,7 millions de shekels (environ 26,5 millions de dollars seulement).

La baisse la plus sévère a été enregistrée dans le domaine des produits alimentaires de luxe, comme les boulangeries, les boucheries et les poissonneries, où les ventes ont baissé de 21,9 %, passant de 54 millions de shekels (environ 14,6 millions de dollars) à 42,2 millions de shekels (environ 11,5 millions de dollars seulement).

Selon "The Marker", cette catégorie - représentant généralement des dépenses quotidiennes de base - a montré que les manifestations n'affectaient pas seulement les produits de luxe, mais aussi les biens de première nécessité.

D'autres secteurs sous pression

Le journal a indiqué que le secteur des cosmétiques et des pharmacies a enregistré une baisse de 14,9 %, le montant dépensé passant de 60,5 millions de shekels (environ 16,4 millions de dollars) à 51,4 millions de shekels (environ 13,9 millions de dollars).

Alors que les dépenses en équipements électriques et électroniques ont diminué de 11,1 %, passant de 157,6 millions de shekels (environ 42,7 millions de dollars) à 140,1 millions de shekels (environ 38 millions de dollars).

Ces chiffres, selon le rapport, reflètent un "rapports d'effondrement généralisé des dépenses touchant divers aspects du marché, avec une baisse simultanée des produits de luxe et des nécessités".

Un double impact politique et économique

"The Marker" a insisté sur le fait que ce qui s'est passé ne représente pas un simple incident isolé lié à un jour particulier, mais pourrait être un indicateur de la vulnérabilité de l'économie israélienne face aux mouvements de protestation.

Le journal a souligné qu'une "baisse de cette ampleur dans tous les secteurs principaux montre que les manifestations n'étaient pas seulement symboliques, mais ont laissé une empreinte économique négative directe".

Au vu de cette diminution, les analystes ont averti que la poursuite des mouvements populaires pourrait élargir la portée de l'impact économique, en réduisant la confiance des consommateurs et en affaiblissant les revenus des secteurs commerciaux, à un moment où l'économie israélienne fait déjà face à des défis croissants liés à un ralentissement mondial et à une incertitude politique.

Source : Médias hébraïques