Conférence du retour ….. Huitième conférence de Fatah
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Conférence du retour ….. Huitième conférence de Fatah

Tout le monde doit savoir que la Palestine n'est pas simplement une géographie tracée sur le papier, mais une mère qui, chaque fois qu'elle saigne, nourrit ses enfants de patience et chaque fois que le monde pense qu'elle s'est brisée, elle se relève des décombres, plus belle, plus fière et plus convaincue que ce peuple a été créé pour revenir… toujours, comme si le retour lui-même était écrit dans son sang.

C'est pourquoi je dis que la prochaine conférence de Fatah n'est pas simplement une réunion, mais c'est la conférence du retour. Le retour à l'esprit de Fatah, à ce beau feu qui a enflammé la conscience nationale au cœur de chaque Palestinien libre, à ce mouvement qui pleurait pour leurs larmes et se réjouissait de leur joie, portant leur douleur comme un honneur de la mission.

C'est le retour à l'esprit du peuple, au camp, au village, à la ville, au travailleur, à l'étudiant et à la mère qui cachait la clé de sa maison ancienne dans son sein et dormait sur la promesse du retour, à ce Palestinien simple qui n'a demandé à la vie que dignité, patrie et un drapeau qui ne plie pas.

C'est aussi le retour à l'esprit d'unité, au cœur palestinien uni, à l'appel qui dit que ce peuple ne mérite rien d'autre que d'être une seule ligne, et que le mouvement Fatah ne redevient fort que lorsque son unité est restaurée comme elle l'a toujours été, et lorsque les vrais visages du mouvement national retrouvent leur place naturelle au cœur de la scène et dans la conscience des gens.

C'est le retour aux visages authentiques et à ceux dont les traits ressemblent à la terre de la patrie et dont les mots ressemblent au serment des premiers commencements, à ceux qui n'ont pas échangé la douleur, mais l'ont portée comme un fardeau sur leurs épaules et aux visages que connaît la rue palestinienne grâce à leur sincérité, leurs larmes et un passé qui ne s'est jamais coloré.

Et dans ce retour, nous avançons aussi vers la tombe de la période difficile, où le grand imposteur est recouvert de la terre de l'oubli après son procès populaire, et où les histoires de Layla la menteuse sont enterrées, et les illusions de la belle-fille qui pensait que le poste de l'ambassadeur usurpé lui donnerait gloire et honneur. Ceux qui n'ont cessé d'approcher la douleur des gens comme un jeu de hasard et la patrie comme un poste éphémère, suivi d'hommes d'honneur et de ministres du loto, sont également enterrés. Ce n'est pas une tombe de personnes, mes amis, mais une tombe du temps de l'illusion entière, un temps qui a alourdi l'esprit du mouvement et fatigué les gens, prolongeant la nuit de l'attente pour les libres.

Et oui… c'est aussi la promesse du retour sans peur et sans illusions de protection trompeuses, avec la seule volonté de ses fils, les fils de Fatah et du peuple, et c'est un retour qui n'attend l'ombre de personne. Car son vrai protecteur est son peuple, son esprit et sa conviction que la Palestine n'est gardée que par ses habitants.

Mais soyons honnêtes, l'occupation qui a volé la terre et la dignité, qui a renversé le temps et élargi la guerre dévastatrice jusqu'à menacer tous les peuples arabes pacifiques ne pourra pas échapper à la vérité. Chaque chaîne, chaque barrière, chaque mur qu'ils élèvent au-dessus des poitrines du peuple, chaque goutte de sang versée à Gaza ou en Cisjordanie, est un témoignage de leur échec à briser la volonté du peuple palestinien, de leur échec à empêcher l'amour de naître entre nos cœurs et de leur échec à arrêter l'espoir de paix dans chaque maison palestinienne et arabe.

C'est, avant tout, le retour vers le chemin des victoires et vers une époque où Fatah agissait avant de déclarer, créant l'espoir du cœur du siège et transformant les larmes en drapeau et les pertes en nouveaux commencements.

Quant à Gaza, elle est le cœur de cette patrie et de la conférence, et sa belle et douloureuse blessure. Elle incarne le sens du retour avec sa fierté, sa résistance et son sang qui est devenu un ambassadeur de la Palestine dans la conscience du monde, et avec ses martyrs qui ont redonné au sang palestinien son sens sacré, et avec sa patience qui a fait de la douleur une école de dignité. Gaza n'est pas simplement une géographie, mais elle est la boussole qui ramène le mouvement Fatah à son premier pouls, au sens du sacrifice et au chemin des victoires écrites de sang et de patience ensemble.

C'est pourquoi je le dis comme le sent mon cœur : si cette conférence représente la souffrance et l'espoir des gens, alors quiconque la lit ou en entend parler pleurera et se réjouira en même temps. Il pleurera parce que la Palestine a traversé toute cette douleur et se réjouira parce que Fatah revient à elle-même, à son peuple, à son unité et à sa vérité qui n'est pas obscurcie par la poussière des étapes.

Voici la conférence du retour, le retour de l'esprit au mouvement, le retour du mouvement au peuple et le retour du peuple à lui-même, à sa conscience, à sa dignité, à sa patrie qui ne dérogera jamais à sa grande promesse, que la Palestine sera toujours libre et qu'elle est un message d'amour et de paix pour le monde entier et pour toute la nation arabe qui souffre comme souffre la Palestine, un amour pour la liberté, un espoir pour la paix et la conviction que l'amour est plus fort que n'importe quelle guerre.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.