Entre avril du temps et avril de Fatah
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Entre avril du temps et avril de Fatah

Avril n'est plus seulement un mois dans le calendrier…
Mais un état complet de transformation qui commence là où personne ne nous voit… et se termine là où le monde entier nous voit.

Il reste deux jours avant l'avril du temps…
Où les arbres se réveillent de leurs racines, pas de leurs fleurs…
Où la vie commence en silence profond sous la terre avant d'oser apparaître à la lumière et au grand jour.

Il reste un jour ou moins ou plus avant l'avril de Fatah…
Cet avril qui ne se mesure pas en jours mais en moments décisifs
Et qui se concrétise aujourd'hui dans une nouvelle station décisive… c’est le huitième congrès de Fatah,
Où la rencontre n'est pas une simple réunion… mais une réorganisation du sens, du parcours et du rôle.

En avril, la nature ne ment pas, les arbres…
Ils ne fleurissent pas avant de s’être remplis de l'intérieur
Et ne se décorent pas avant que leurs racines ne deviennent fortes.

Mais les arbres savent aussi…
Qu'ils ne peuvent pas fleurir comme ils le devraient
À moins de passer par une étape nécessaire et difficile : celle de la taille obligatoire.

Une taille qui enlève les tiges sèches
Et allège le fardeau de ce qui ne peut plus donner
Pas comme une punition… mais comme une condition de vie.

Car l'arbre qui garde ce qui est mort en lui…
Affaiblit ce qui est vivant en lui.

Et c'est ici que réside la leçon.

Fatah, alors qu'elle entre dans son huitième congrès
N'a pas seulement besoin d'une nouvelle fleur…
Mais de tiges fortes, jeunes et capables de porter cette fleur.

Des tiges qui poussent des racines elles-mêmes
Portant la même appartenance mais avec un esprit renouvelé,
Avec un esprit capable d'agir et non de se contenter d'observer.

L'objectif n'est pas d'exclure quelqu'un…
Ni de briser qui que ce soit…
Mais de redonner vie au corps organisationnel
De sorte que l'efficacité progresse et que la place soit faite à ceux qui ont la capacité d'agir.

Car les arbres n'ont pas peur de la taille…
Mais ils prospèrent après.

Aujourd'hui, alors que nous nous trouvons entre deux avers
L'avril du temps et l'avril de Fatah
Nous comprenons que ce qui se construit dans les salles doit s'étendre dans la rue,
Et que ce qui est dit dans les mots doit se transformer en actions.

Notre peuple n'attend plus de slogans…
Mais attend une promesse semblable à avril :
Sereine au début… sincère dans son parcours… et décisive dans ses résultats.

Une promesse que le huitième congrès soit un véritable point de départ
Pas une simple station organisationnelle
Et que Fatah parvienne à retrouver sa profondeur naturelle :
Parmi les gens, avec eux et pour eux.

Une promesse que les résultats du congrès se transforment en un programme de travail quotidien
Qui protège la résistance de notre peuple
Traite de ses souffrances économiques
Et redonne confiance entre le citoyen et le mouvement.

En avril, les racines travaillent en silence…
Mais elles font le miracle.

Et c'est ainsi que doit être ce congrès :
Un travail profond et responsable qui ne cherche pas les applaudissements
Mais un impact réel que les gens ressentent dans leur vie.

Fatah n'est pas un souvenir…
Ni une station…
Fatah est un cycle de vie.

Et si les arbres en avril annoncent le début d'une nouvelle saison
Fatah, à travers son huitième congrès, demande à annoncer le début d'une nouvelle phase d'action…
Une phase où l'initiative est restaurée
Les énergies sont activées
Et les portes s'ouvrent à tous ceux qui portent une appartenance sincère.

Avril nous dit :
Que ce qui n'est pas construit dans les racines… ne sera pas stable dans les fleurs.

Et que ce qui n'est pas renouvelé dans les tiges…
Ne sera pas capable de porter l'avenir.

C'est pourquoi…
L'avril de Fatah cette année n'est pas seulement pour célébrer
Mais pour redéfinir la relation avec les gens :
Confiance retrouvée…
Rôle activé…
Parcours corrigé.

C'est un devoir…
Et non un choix.

Et si les arbres ne manquent pas à leur promesse de printemps…
Alors Fatah, en entrant dans son huitième congrès,
Ne peut pas manquer à la promesse de son peuple.

Parce que ce peuple…
N'en peut plus d'un autre saison sans fleurs.

Cet article exprime l'opinion de son auteur et ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'Agence de Presse Sada.