Smotrich : Mon fils blessé me demande de lui laisser "quelque chose à faire au Liban"
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Smotrich : Mon fils blessé me demande de lui laisser "quelque chose à faire au Liban"

SadaNews - Les déclarations du ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich ont suscité une large réaction sur les réseaux sociaux, après qu'il a révélé un échange rapporté avec son fils blessé au Liban, où ce dernier a exprimé son désir de "laisser quelque chose à faire au Liban", dans un contexte que des observateurs ont considéré comme ayant des connotations escalatoires.

Ces déclarations sont intervenues lors de la participation de Smotrich à un podcast de la chaîne israélienne Channel 7, où il a évoqué l'état de santé de son fils qui a été blessé lors de son service militaire dans la brigade "Givati" lors des affrontements à la frontière libanaise en mars dernier.

Selon les annonces, le fils du ministre a subi une blessure décrite comme plus grave que ce qui avait été initialement révélé, puisqu'il a été touché par un éclat d'obus au foie, ce qui a nécessité son évacuation par avion pour recevoir des soins, tout en restant à l'hôpital pendant un certain temps avant de commencer sa phase de réhabilitation.

Smotrich a indiqué que le fait que son fils ait survécu était une "miracle", affirmant que son état s'améliorait rapidement au cours de la phase de réhabilitation.

Lors de son intervention, et lorsqu'on lui a demandé des nouvelles de son fils, il a déclaré : "Dieu merci, il est maintenant en phase de réhabilitation, et son état s'améliore très rapidement. Il me demande constamment de ne pas finir mon travail et de lui laisser quelque chose à faire au Liban, et je lui dis : ne t'inquiète pas, il y aura assez pour tout le monde", en référence à la poursuite des opérations militaires et des destructions dans le sud du Liban.

Ces déclarations ont provoqué une large interaction sur les réseaux sociaux, considérées comme une insinuation en faveur d'une poursuite de l'escalade militaire, adoptant un discours qui dépasse le cadre politique traditionnel.

Des activistes et des observateurs ont considéré que les paroles de Smotrich reflètent une tendance dure au sein du gouvernement israélien, renforçant les craintes d'une prolongation de l'escalade dans la région, en particulier au regard des tensions existantes sur le front libanais.

Des utilisateurs de Twitter ont estimé que ces déclarations reflètent, selon leurs dires, une mentalité basée sur un discours de destruction, considérant que cette approche se répète "où qu'ils soient", en référence à ce qu'ils décrivent comme une politique fondée sur la guerre et la démolition.

D'autres ont ajouté, dans des commentaires diffusés, qu'il y a des tentatives d'atténuer l'impact de ces déclarations ou de les justifier, bien qu'elles – selon leurs propres mots – reflètent la continuité d'un discours d'escalade lié aux opérations militaires.

En revanche, d'autres ont estimé que ces déclarations soulèvent des questions sur l'impact des positions personnelles et familiales des responsables sur des décisions politiques et militaires, et sur leur influence sur le cours de l'escalade dans la région.

Des activistes ont qualifié ces déclarations de "terrorisme et de criminalité manifeste" exercés par le gouvernement israélien, estimant qu'elles reflètent une tendance extrême dans les politiques et le discours officiel.

Ils ont noté que le gouvernement de Benjamin Netanyahu adopte, selon leurs dires, une approche escalatoire qui ciment le violence et nourrit la tension dans la région, au milieu de critiques croissantes quant à la nature de ses positions et choix politiques.

Des utilisateurs de Twitter ont également mentionné qu'ils traitent avec "un gouvernement sioniste que l'on considère comme l'un des plus religieux extrêmes", comparé à des gouvernements précédents, estimant que ses politiques et son discours visent les Palestiniens et les Arabes.

Dans des commentaires diffusés, des rôles de plusieurs responsables ont été évoqués, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, et le ministre des Finances Smotrich, les accusant d'adopter des politiques d'escalade, y compris l'élargissement des opérations militaires, la pression pour armer les colons et la recherche d'imposer de nouvelles réalités en Cisjordanie.

Ces positions reflètent, selon des activistes, un état de colère croissante envers les politiques israéliennes, au milieu d'accusations répétées d'alimenter la violence et d'approfondir le conflit dans la région.

Israël occupe des zones dans le sud du Liban, certaines depuis des décennies et d'autres depuis la dernière guerre entre octobre 2023 et novembre 2024.

Bien qu'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah soit en vigueur depuis le 17 avril dernier, puis prolongé après des négociations directes entre les ambassadeurs du Liban et d'Israël à Washington, l'armée d'occupation continue ses attaques contre le Liban, en particulier contre le sud, ce qui entraîne des morts et des blessés.

Israël et le Hezbollah s'accusent mutuellement de violer l'accord de cessez-le-feu, tandis que le parti annonce exécuter des opérations visant les forces israéliennes dans le sud du Liban et tirer des roquettes et des drones vers les territoires occupés.