Une étude révèle : Le défilement sur smartphone fatigue les doigts
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Une étude révèle : Le défilement sur smartphone fatigue les doigts

SadaNews - Une étude de recherche récente a révélé un aspect peu commun de l'utilisation des smartphones, concernant l'effort physique que font les doigts lors de l'interaction quotidienne avec les écrans, alors que les utilisateurs passent de longues heures à faire défiler, appuyer et naviguer.

Des chercheurs des universités "Aalto" et "Leipzig" ont utilisé un nouveau modèle d'intelligence artificielle appelé "Log2Motion", qui vise à transformer les enregistrements d'utilisation du téléphone en une simulation motrice précise imitant le mouvement de la main humaine lors de l'utilisation d'applications.

Le modèle crée une sorte de structure numérique qui imite le mouvement du doigt sur l'écran, avec la capacité d'exécuter réellement les applications via un simulateur logiciel, ce qui permet de suivre l'effort cinétique de chaque défilement, clic ou glissement.

Toutes les actions ne se valent pas

Les résultats ont montré que certains modèles d'utilisation nécessitent plus d'effort que d'autres, il a été constaté que le défilement vertical vers le haut et vers le bas est plus éprouvant comparé à d'autres mouvements.

De plus, cliquer sur de petites icônes ou atteindre les coins de l'écran exige un effort supplémentaire de la part du doigt.

Selon les chercheurs, ces différences peuvent sembler minimes à chaque fois, mais elles deviennent plus évidentes lorsqu'elles sont répétées des centaines de fois par jour dans le cadre d'une utilisation intensive d'applications de contenu court.

Un outil bénéfique pour les designers plus que pour les utilisateurs actuellement

Les chercheurs soulignent que l'importance de ce modèle réside actuellement dans son soutien aux développeurs d'applications, en concevant des interfaces utilisateur moins fatigantes et plus confortables, plutôt que de se fier uniquement aux données de clics sans comprendre l'effort physique qui les accompagne.

Le modèle peut également contribuer à améliorer l'expérience des personnes handicapées, en simulant différentes situations telles que la mobilité réduite ou l'utilisation de prothèses, ce qui aide à développer des applications plus inclusives.

Des utilisations potentielles plus larges

Ce type de simulation peut être élargi pour inclure des scénarios d'utilisation quotidienne, tels que naviguer sur le téléphone en étant allongé ou l'utiliser d'une seule main, des cas courants chez les utilisateurs.

L'étude conclut que l'interaction avec le téléphone n'est pas simplement une activité numérique passive, mais implique un effort motrice répété qui peut sembler simple mais s'accumule avec le temps pour former un véritable fardeau pour les utilisateurs.