Pardonnez-moi... Je vais écrire pour la Palestine
Je vais écrire pour la Palestine…
Et si le stylo m’échappe entre mes doigts, je casserai un os pour en faire un crayon, car la patrie qui réside dans nos os mérite d’être écrite avec l’os lui-même.
Et si l’encre se tarit, j’ouvrirai une veine de mon cœur et ferai de mon sang une encre qui coule sur les lignes, tout comme la nostalgie coule dans nos âmes chaque fois que le nom de la Palestine résonne à nos oreilles.
Quel pays est-ce que plus nous nous éloignons, plus il se rapproche de nous ?
Et quel amour est-ce qu’il ne vieillit jamais, même si les jours deviennent âgés, que les villes sont fatiguées et que les déceptions s’accumulent ?
Et si le papier venait à manquer, j’arracherai une dernière page de ma peau et écrirai son nom dessus, car la Palestine n’est pas un mot à prononcer mais un pouls à vivre et une belle blessure que nous portons en nous, comme un insigne de Dieu sur la poitrine des patients.
Je n’écris pas sur la Palestine comme une cause
J’écris sur elle comme une mère qui essuie la poussière des défaites de notre front et dit : Il y a encore en vous de quoi se relever.
J’écris sur elle comme une bien-aimée qui sait que peu importe combien de temps cela prendra, nous retournerons vers elle, car le cœur ne connaît que son premier chemin.
C’est moi.
Et voici les valeurs de Fatah que je porte dans mon sang avant mon nom.
Que la patrie reste plus grande que la blessure,
Plus grande que le désaccord,
Et plus grande que tous ceux qui ont essayé de faire de sa douleur un tremplin pour leurs petits intérêts.
Avec cet amour, je vais avancer
Non pas pour moi-même, mais pour un enfant qui veut grandir sous un soleil que ne masque pas un mur,
Et pour une mère qui attend son fils de la captivité, comme la terre attend la première pluie.
Et pour un martyr qui a laissé dans l’air un seul testament : ne laissez pas la Palestine seule.
Et je vais écrire aussi pour la paix qui convient à la Palestine,
Une paix qui n’atteint pas la dignité ni ne marchande des droits, mais redonne au enfant son sourire, à la mère son fils et à la terre son apaisement, jusqu’à ce que l’encre qui coule de mon sang devienne un pont entre la douleur et la tranquillité, et entre la souffrance et l’aube à venir.
J'écrirai jusqu'à ce que l'occupation soit vaincue par notre patience, notre amour et notre foi.
Et j’écrirai jusqu’à ce que l’unité nationale redeviendra chaleur dans cette maison palestinienne fatiguée.
Et j’écrirai jusqu’à ce que la corruption ait honte d’elle-même devant les larmes des gens et devant ce peuple qui mérite une vie à la hauteur de ses sacrifices.
La Palestine pour moi n’est pas seulement une terre,
C’est le pouls qui, s’il s’arrêtait, arrêterait avec lui toute la langue.
C’est le nom que chaque fois que je l’écris, je sens que j’écris moi-même, j’écris mon père et ma mère, mon enfance, ma mémoire du camp et l’odeur de la terre après la pluie.
Et pour elle, j’écrirai jusqu’à ce que j’atteigne la paix qui préserve la patrie, protège l’homme et donne à cette terre son droit à la vie, une paix qui naît de la justice de l’âme et de la sincérité de l’appartenance, non de la fatigue des peuples ni du silence de la douleur.
Pour elle,
Si je ne trouve pas de stylo, j'écrirai avec mon os.
Et si l’encre s’épuise, j’écrirai avec mon sang.
Et si le papier disparaît, j’écrirai avec ma peau.
Et si les mots sont fatigués, les larmes parleront.
Pour la Palestine… l’amour qui ne finit pas et la paix que nous allons créer de notre volonté.
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