La dernière facture… La lumière du soleil
Dans une patrie où la patience est devenue un crime
le citoyen ouvre les yeux sur un soleil soumis à de nouvelles taxes
comme si la lumière elle-même était devenue une marchandise
et comme si le soleil, dernier cadeau gratuit du ciel,
se moquait de lui avant qu'il ne commence sa journée.
Un pays où trois cent mille travailleurs sont privés d'emploi à l'intérieur de la ligne verte depuis plus de deux ans et demi
non pas pour un crime qu'ils ont commis
mais parce que la terre a décidé d'être un champ d'absurdité face à leurs rêves et aux rêves de leurs innocentes familles
comme si la politique leur disait :
"Restez de simples chiffres dans un registre de dérision".
Et il y a environ cent quatre-vingt mille employés qui avalent la déception chaque matin
et font la queue devant les banques
regardant vingt milliards de shekels entassés, figés et roulés comme une tortue effrayée par le moindre mouvement.
Elle ne bouge pas et ne donne pas vie à l'argent
mais au moins, elle ne s'est pas transformée en une totale farce comme le font certains de ceux qu’on appelle les éminents.
Sachant que j'ai personnellement soumis un plan professionnel et national complet aux décideurs pour remettre en circulation l'argent stagnant sans intérêt dans les banques.
Mais la réponse ? Peut-être qu'elle arrivera avec le premier coupable venant de l'espace atterrissant à Ramallah
ou se perdra dans une orbite d'absurdité sans fin…
car l'absurde est devenu une politique officielle
et la routine meurtrière est devenue une constitution plus forte que la constitution elle-même
et le citoyen se tient là, perplexe, comme un symbole moqueur de l'attente prolongée
attendant un miracle ou se contentant de rire amèrement de ce qui reste de sa dignité.
Et là-bas, les prix des carburants montent comme des flammes de feu
la route est devenue un champ d'épreuve pour la patience ou la mort, que ce soit lente ou rapide.
Et les écoles et les hôpitaux se sont transformés en équations de vie ou de mort
et les universités ? Devenues des chiffres se heurtant à des décisions absurdes
et des frais universitaires qui engloutissent une partie de la dignité des pères, encore et encore
et des cours qui s'arrêtent pour n'importe quoi
et les rêves des jeunes trébuchent entre les barrages, la peur et l'arrestation
comme si l'éducation était devenue une aventure semblable à la traversée d'une forêt pleine de monstres.
Et là aussi dans cette patrie, le soleil lui-même, dernier fournisseur gratuit d'énergie, est soumis à une nouvelle taxe
comme si chaque rayon de lumière était devenu un élément financier…
et le citoyen compte chaque pas, chaque souffle, chaque goutte de sueur et chaque bouchée de pain…
et les bouffons parmi les éminents comptent leurs voitures et leurs convois de voyages médicaux et touristiques aux dépens de notre sang
comme si l'État était leur jardin arrière et celui de leurs descendants, encore plus ridicules qu'eux, bien que la plupart d'entre eux soient des ambassadeurs et aussi des éminents "je veux dire des descendants"
et le peuple meurtri n'est qu'un acteur dans une pièce absurde sans script.
Même la loi, oh Seigneur, est devenue un jeu entre leurs mains
elle est promulguée, appliquée et reportée à la guise de l'éminent
et utilisée pour geler les droits, restreindre l'initiative ou montrer la force dans un endroit qui n'a besoin que de la force de la logique, pas de la logique de la force absurde
et chaque nouvelle décision, des taxes sur le soleil à la hausse des carburants,
devenait un nouveau maillon dans une série de farces sans fin.
Mais il y a encore, j’entends, dans cette même patrie… des héros véritables… ce sont les courageux hommes de sécurité palestiniens
qui continuent à se tenir solides et intrépides au milieu des ruines
gardiens des gens contre eux-mêmes et contre les folies des bouffons
et prouvent qu'il existe ceux qui essaient de préserver quelque chose de précieux appelé système
et quelque chose d'encore plus précieux appelé patrie
et ils méritent tous les honneurs et la reconnaissance. Ils sont la dernière logique existante dans cette farce quotidienne.
Et le peuple ? Il est encore vivant, en colère et moqueur, riant de chaque nouvelle décision absurde
et de chaque report qui redémarre la crise comme un disque compact répété sans fin.
Cette même patrie veut que le citoyen reçoive un salaire complet, un emploi accessible, un carburant raisonnable et un médecin présent
et un soleil qui se lève pour tous et une éducation digne pour les étudiants et des droits qui ne sont pas échangés contre un défilé ou un privilège pour un bouffon ou un autre.
Ô grande direction du Fatah… Fatah, mère des foules et créatrice du rêve palestinien, le peuple ne peut plus supporter davantage.
Récupérez les rênes du pouvoir et reprenez l'initiative
et mobilisez tous les outils de la politique, de l'économie et de la diplomatie pour rendre les droits au peuple, non pour embellir les ruines.
Chaque jour de report, chaque décision absurde, chaque farce au détriment de ce peuple est une insulte criante
et une absurdité officielle qui se moque de nous en pleine face.
La patrie n'est pas une pièce de théâtre et le palestinien n'est pas un chiffre…
mais il sait que rire de la ruine est devenu une obligation quotidienne
et que la colère moqueuse est son épée et son miroir.
Récupérez la patrie… mot par mot et droit après droit, justice après justice.
Et les fils de la Palestine… ce sont eux qui portent le véritable espoir
ce sont eux qui sauvent la dignité des clutches de l'occupation et de la farce qu'ils vivent à cause de certains éminents et bouffons
car ce sont eux qui redonneront vie à chaque mot "patrie" et à chaque droit, à chaque rêve et à chaque rire perdu.
Le peuple est vivant… moqueur… persévérant…
il préserve sa dignité au milieu des ruines et rit en plein visage de la farce
parce qu'il sait que le rire est son miroir et la colère son dernier rayon
et que le droit reviendra, peu importe la durée de la nuit.
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