Diplomatie énergétique : le budget qui ne s'épuise pas dans les factures des autres
La crise du budget palestinien ne réside pas seulement dans le manque de financement, mais dans un saignement constant qui commence avant que les revenus n'atteignent le trésor. Un État qui ne possède pas les clés de ses frontières peut voir ses politiques limitées, mais un État qui ne possède pas sa propre clé de « coupe-circuit » reste à la merci de compteurs qu'il ne contrôle pas. Dans le cas palestinien, le budget ne s'épuise pas seulement dans les salaires ou les engagements sociaux, mais se tarit dès le départ à travers un trou financier structurel appelé « prêts nets », lié à la dépendance du secteur énergétique et à l'assujettissement à un fournisseur unique.
C'est pourquoi cet article n'est pas présenté comme une description technique d'une crise de l'électricité, mais comme un appel à redéfinir le budget lui-même, en adoptant ce que l'on peut appeler « diplomatie énergétique » : c'est-à-dire transformer le secteur énergétique d'un fardeau qui épuise le trésor en un actif souverain qui le nourrit, considérant que l'indépendance du compteur est la véritable entrée vers l'indépendance de la décision financière.
La compensation… quand le compteur devient un outil d'épuisement politique
Il est impossible de comprendre la crise du budget général sans considérer la structure de la relation énergétique avec le côté israélien. La Palestine importe plus de 90 % de ses besoins électriques de la société d'électricité israélienne, ce qui fait de la facture énergétique le plus grand fardeau sur la balance commerciale. Cependant, le véritable danger ne réside pas seulement dans le volume des importations, mais dans le mécanisme de recouvrement forcé.
Les données du ministère des Finances indiquent que les prélèvements annuels sur les prêts nets varient entre 1,0 et 1,2 milliard de shekels, déduits directement et unilatéralement des fonds de compensation avant d'atteindre le trésor palestinien. Ces montants, qui représentent des dettes accumulées sur les autorités locales et les sociétés de distribution en raison d'une mauvaise collecte et d'une perte élevée, ne sont pas discutés ni programmés, mais sont extraits comme un fait établi.
Et un milliard de shekels par an n'est pas un chiffre comptable transitoire ; c'est une somme qui peut provoquer un changement structurel dans les secteurs de la santé et de l'éducation, ou régler une grande partie des arriérés financiers, mais elle est gaspillée dans des factures de consommation qui ne génèrent pas de valeur ajoutée, mais approfondissent l'exposition financière et souveraine de l'État.
D'un consommateur épuisé à un producteur souverain
Le véritable affrontement avec cette réalité ne commence pas seulement par des négociations, mais par une redéfinition du rôle de l'institution publique. Au lieu de rester des centres de coût qui consomment de l'énergie, les installations de l'État doivent être transformées en unités de production qui contribuent à alléger le fardeau sur le budget.
Si l'on investissait les toits des écoles, des hôpitaux et des ministères dans des systèmes d'énergie solaire intelligents connectés au réseau, il serait possible, en quelques années, d'éliminer la facture d'électricité gouvernementale qui dépasse 200 millions de shekels par an. Le calcul est purement économique : un investissement équivalent à l'accumulation des prélèvements de compensation pendant deux ans seulement (environ 500 millions de dollars) dans le domaine de l'énergie solaire et des stations de stockage modernes, permettrait de générer près de 40 % des besoins électriques palestiniens.
Cette transformation signifie non seulement une réduction des dépenses, mais aussi un apport de liquidités dans l'économie, et la construction d'une marge de sécurité protégeant le budget contre l'extorsion périodique par le biais de la compensation.
Énergie et transformation numérique : le nécessaire jumelage
Il est impossible de parler d'indépendance énergétique sans le lier à la transformation numérique. Une grande partie de la crise des prêts nets découle des pertes techniques et commerciales et d'une mauvaise gestion, des facteurs qui avalent entre 20 % et 25 % de l'énergie achetée.
Ici, la numérisation n'est pas un luxe technique, mais un outil souverain. Les réseaux intelligents et les compteurs prépayés liés à des systèmes de paiement électroniques unifiés permettent de suivre les flux financiers du consommateur final au trésor, et de prévenir l'accumulation de dettes dans les canaux des autorités locales. Lorsque l'énergie est gérée numériquement, l'État devient capable de prévoir et de planifier et de réduire les pertes qui avalent des centaines de millions chaque année.
Diplomatie énergétique… diversifier les sources comme un acte souverain
Le concept de diplomatie énergétique dépasse les limites des panneaux solaires pour inclure la rupture de l'hégémonie totale et construire un équilibre dans les sources d'approvisionnement. Cela inclut l'accélération du raccordement électrique avec la Jordanie, ce qui donne une profondeur arabe et réduit les coûts, en plus du développement du champ de Gaza Marine en tant que projet souverain le plus important. L'introduction de gaz palestinien dans les centrales électriques permettrait d'économiser des centaines de millions actuellement gaspillés en combustibles importés coûteux.
Il nécessite également des politiques incitatives pour encourager le secteur privé à investir dans l'énergie verte, transformant ainsi la société d'un importateur d'énergie en un producteur et un échangeur d'énergie.
L'impact social : quand le budget sert l'homme
Quand nous parlons d'économiser un milliard de shekels par an sur la facture énergétique, nous ne parlons pas de chiffres abstraits, mais de stabilité sociale. Cette économie signifie des salaires réguliers, une amélioration des services de santé, et un soutien aux petites et moyennes entreprises qui souffrent de l'augmentation des coûts d'exploitation.
La souveraineté énergétique n'est pas seulement technique, mais elle est aussi une souveraineté sociale qui protège le citoyen contre les fluctuations politiques et les pressions économiques.
Conclusion : L'indépendance du compteur est l'indépendance de la décision
Un budget qui s'épuise dans les factures des autres est un budget sans horizon, se contentant de gérer la pauvreté au lieu de créer de la richesse. La diplomatie énergétique signifie le passage d'une mentalité de pouvoir consommateur à celle d'un État producteur. Libérer le budget du fardeau de la facture d'électricité est l'entrée obligatoire pour retrouver la souveraineté financière.
L'État qui éclaire ses écoles et ses hôpitaux grâce aux efforts de ses fils et au soleil de sa terre est le seul capable de prendre ses décisions politiques et économiques avec fermeté, loin des pressions des compteurs et des déductions.
Le prochain budget doit arborer un slogan clair :
Nous n'avons pas besoin de financement temporaire pour les factures, mais d'un financement durable pour s'en passer.
Le sionisme religieux de Hekabi et l'idéologie de la diplomatie américaine
Fatah.. le pilier dont la Palestine a besoin et la nécessité nationale d'un équilibre poli...
Diplomatie énergétique : le budget qui ne s'épuise pas dans les factures des autres
Vers une constitution effective pour la résistance.. et non une autre farce
Vers une constitution effective pour la résistance... et non une autre farce
Pourquoi je ne suis pas retourné aux États-Unis !
Pour que les décrets du président répondent au défi existentiel