La Knesset approuve le gel de sommes supplémentaires provenant des fonds de compensation palestiniens
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La Knesset approuve le gel de sommes supplémentaires provenant des fonds de compensation palestiniens

SadaNews - La plénière de la Knesset israélienne a approuvé aujourd'hui, mercredi, en première lecture, un projet de loi permettant de geler des fonds supplémentaires pour l'Autorité palestinienne, le projet devant être renvoyé à la commission des affaires étrangères et de la sécurité pour compléter ses délibérations en vue d'un vote lors des secondes et troisièmes lectures.

Le journal "Haaretz" a rapporté que le projet de loi, promu par le député Moshe Basal du parti Likoud, stipule le gel d'un montant annuel équivalant aux fonds transférés par l'Autorité palestinienne à la bande de Gaza l'année précédente.

Selon le texte du projet, ces fonds seront utilisés pour indemniser ceux qui ont été victimes d'un "acte terroriste provenant de la bande de Gaza". Douze députés ont soutenu le projet de loi, sans opposition.

Israël retient environ 14 milliards de shekels de recettes douanières sur les importations destinées aux Palestiniens (fonds de compensation), sous prétexte que ces fonds sont utilisés pour "encourager et soutenir le terrorisme".

Les fonds retenus par Israël s'accumulent chaque mois dans les coffres du ministère israélien des Finances, tandis que le gouvernement de Ramallah est contraint de prendre des mesures d'austérité supplémentaires pour faire face à la détérioration financière qui dure depuis près de trois ans.

Le montant retenu s'accumule depuis 2019, avec environ 400 millions de shekels ajoutés chaque mois. Selon "Haaretz", le chef de la zone centrale de l'armée israélienne, Avi Blot, a récemment averti le Premier ministre Benjamin Netanyahou que le non-transfert des fonds de l'Autorité palestinienne est un des facteurs qui peuvent conduire à une escalade en Cisjordanie.

Cela survient alors que l'économie palestinienne se détériore en raison de l'interdiction imposée par le gouvernement israélien concernant le travail des Palestiniens à l'intérieur d'Israël, bien que plusieurs rapports aient indiqué que les services de sécurité israéliens, à l'exception de la police, soutiennent l'annulation de cette interdiction.

Plus tôt, la Knesset a approuvé en première lecture un projet de loi pour les élections de la 26e Knesset, qui vise à établir des directives particulières concernant, entre autres, le vote des populations expropriées, et à traiter de la campagne électorale produite par l'intelligence artificielle.

Des clauses controversées introduites par les partis de la coalition, dont le placement d'urnes dans les maisons de retraite, ont été supprimées du projet de loi électoral, cette clause provenant des élections précédentes qui profite particulièrement aux partis "Yisrael Beiteinu" et "les Démocrates".

Les partis de la coalition cherchent à faire avancer des projets de loi liés à un plan d'affaiblissement du système judiciaire et à des questions religieuses, ainsi que des lois concernant les élections de la 26e Knesset, dans la période étroite restante avant que la Knesset ne parte en vacances le 17 juillet. Dans ce contexte, la commission de la Knesset a approuvé aujourd'hui une session de la plénière pour dimanche prochain également, afin que la Knesset se réunisse quatre jours par semaine.

Aujourd'hui, la Knesset a examiné le projet de "loi fondamentale : étude de la Torah", qui vise à accorder un statut spécial aux étudiants des instituts religieux haredim. Cela est survenu après que la conseillère juridique de la Knesset, avocate Sagit Avic, a averti hier que l'élévation de la valeur de l'étude de la Torah à un niveau de "valeur fondamentale ayant des dimensions pratiques" pourrait avoir des conséquences juridiques.

La commission de la constitution de la Knesset a également continué aujourd'hui à examiner les réserves concernant un projet de loi visant à affaiblir le statut de la conseillère juridique du gouvernement. La plénière avait approuvé avant-hier la séparation du projet de loi afin de réduire son champ d'application et de faciliter son passage.

Dans sa forme actuelle, la loi ne divise pas le poste de conseiller juridique du gouvernement, mais l'affaiblit considérablement ; elle stipule que ses décisions ne seront pas contraignantes, et que le gouvernement pourra définir ses positions lui-même, et même recourir à des avocats privés dans les requêtes déposées contre lui, sans permettre au conseiller juridique du gouvernement de présenter son avis dans celles-ci.

La loi, qui a été adoptée en première lecture, ne traite pas de la manière de nommer le conseiller juridique du gouvernement, mais stipule que le gouvernement sera en mesure de décider, dans les 30 jours suivant l'entrée en vigueur de la loi, comment procéder à la nomination sans législation supplémentaire, ce qui pourrait lui permettre de transformer le poste en nomination politique.