Négociations israélo-libanaises à Washington : désaccords sur les cartes de retrait et son rythme
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Négociations israélo-libanaises à Washington : désaccords sur les cartes de retrait et son rythme

SadaNews - Israël et le Liban discutent, lors de la cinquième ronde de pourparlers en cours à Washington sous parrainage américain, des arrangements concernant le début du retrait israélien des territoires libanais, au milieu de désaccords sur le rythme du retrait et les zones qui seront concernées, alors que Tel-Aviv continue de s'accrocher à sa présence militaire dans le sud du Liban.

Cette information a été rapportée par l'Institut de diffusion israélienne publique ("Kan 11"), mercredi soir. Il a mentionné que le deuxième jour de la négociation actuelle, qui a débuté mardi, se tient au siège du ministère de la Défense américain (Pentagone), où les deux parties discutent des cartes de déploiement sur le terrain et des mécanismes de début du retrait israélien.

Des sources informées ont déclaré qu'un désaccord est apparu dès le premier jour concernant la rapidité du retrait et les zones dont les forces israéliennes pourraient se retirer, indiquant que les discussions se dirigent vers un retrait israélien de certaines zones, sans que cela n'englobe l'intégralité des territoires occupés par les forces israéliennes dans le sud du Liban.

Rubio souligne le débat sur les "zones expérimentales" sous contrôle de l'armée libanaise

Dans ce contexte, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a souligné qu'un des dossiers abordés dans les négociations concerne la création de "zones expérimentales" dans le sud du Liban, que l'armée libanaise serait chargée de contrôler et de sécuriser avant de passer à d'autres zones.

Le journal "Yedioth Ahronoth" a rapporté que Rubio a déclaré que l'idée consiste à définir certaines zones "où l'armée libanaise intervient, prend le contrôle et sécurise, puis passe à la zone suivante".

Il a ajouté que les États-Unis espèrent que l'armée libanaise et le gouvernement libanais seront en mesure d'étendre leur contrôle sur d'autres territoires, considérant que "l'entité qui doit contrôler le Liban est le gouvernement libanais légitime, et non le Hezbollah".

Rubio a affirmé que le retrait israélien du Liban est lié à la capacité de l'armée libanaise à assumer la responsabilité sécuritaire, ajoutant que ce processus "sera progressif" et nécessitera du temps.

Insistance israélienne à rester dans certaines zones du sud-Liban

Parallèlement aux négociations, le journal a rapporté que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a informé les membres du cabinet ministériel restreint pour les affaires politiques et sécuritaires (cabinet), lors d'une réunion tenue la semaine dernière, qu'il avait souligné dans sa conversation avec le président américain, Donald Trump, ce qu'il a qualifié de "lignes rouges" israéliennes au Liban.

D'après le journal, Netanyahou a confirmé à Trump qu'Israël a l'intention de continuer à s'accrocher à certaines positions dans le sud du Liban, y compris la zone du Chouf (Boufout), et a déclaré en s'adressant au président américain : "Je ferai ce que vous auriez fait pour défendre vos citoyens".

Le journal a également rapporté que Netanyahou a eu, durant la séance, deux appels séparés avec des responsables américains, l'un d'eux ayant duré longtemps, et a informé les ministres plus tard qu'il avait parlé avec Trump et l'avait félicité à l'occasion de son anniversaire.

Quatre dossiers entre Israël et les États-Unis

Selon ce qu'a rapporté "Yedioth Ahronoth", le président du Conseil de sécurité nationale israélien, Shmuel Ben Ezra, a présenté au cabinet quatre dossiers principaux que Netanyahou discute avec l'administration américaine.

Ces dossiers incluent la préservation de ce que les Israéliens appellent le "ligne jaune" au Liban, la coordination avec Washington concernant d'éventuelles attaques israéliennes contre le Hezbollah si Israël estime que celui-ci viole le cessez-le-feu, les mécanismes de réponse à une éventuelle attaque iranienne contre Israël, ainsi que la position sur le programme nucléaire iranien, notamment l'exigence de "zéro enrichissement" de l'uranium.

Visite prévue du commandant de "Centcom"

Dans ce contexte, le commandant des forces centrales américaines (Centcom), Brad Cooper, est prévu pour arriver en Israël jeudi, lors d'une visite au cours de laquelle il aura des discussions avec le chef d'état-major israélien, Eyal Zamer, et le ministre de la Sécurité, Israel Katz.

"Yedioth Ahronoth" a rapporté que les discussions porteront sur les développements liés à l'Iran et au Liban, la coordination sécuritaire et stratégique entre Washington et Tel-Aviv, ainsi que sur les évaluations de renseignement concernant le Hezbollah et les évolutions à la frontière libanaise.

Préoccupations israéliennes concernant les déclarations de Trump sur la Syrie

Parallèlement, Netanyahou a tenu, mercredi soir, une séance spéciale pour examiner le dossier syrien et ses répercussions sur le Liban, à la suite des déclarations de Trump concernant la possibilité pour les autorités syriennes de jouer un rôle dans le traitement du dossier libanais.

Les rapports indiquent que l'institution politique et sécuritaire israélienne regarde avec inquiétude la possibilité d'accorder à Damas un rôle croissant sur la scène libanaise, au vu du rapprochement croissant entre Washington et le président syrien, Ahmad Al-Shar'a, ainsi que des arrangements régionaux nouveaux qui pourraient en découler.