Les dirigeants africains discutent à Addis-Abeba de l'avenir de leur continent et recherchent des solutions à ses crises
SadaNews - Le 39e sommet africain a conclu sa première journée dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, avec une large participation de dirigeants d'États et de gouvernements.
Les séances d'ouverture de samedi ont été dominées par des avertissements concernant l'expansion des foyers de conflit et l'augmentation de la fragilité des institutions continentales, coïncidant avec la mise sur la table de dossiers fondamentaux tels que la situation au Soudan, les troubles dans les pays du Sahel, les questions de dettes et de souveraineté en matière d'eau, ainsi que la zone de libre-échange.
Avertissement sur les conflits
Le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a évoqué dans son discours d'ouverture les conflits en cours sur le continent africain, en déclarant : "Du Soudan au Sahel, de l'est de la République démocratique du Congo à la Somalie et ailleurs, nos peuples continuent à payer un lourd tribut à l'instabilité".
Il a poursuivi : "Nous avons du mal à parvenir à un cessez-le-feu. La fragilité politique et institutionnelle dans plusieurs de nos pays est préoccupante. Les conflits, qu'ils soient ouverts ou latents, deviennent chroniques".
Priorités des Nations Unies
Pour sa part, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a confirmé que le continent africain restera "la priorité absolue" de l'organisation internationale, soulignant la nécessité d'une représentation permanente en Conseil de sécurité.
En évoquant les conflits sur le terrain, Guterres a annoncé l'engagement total des Nations Unies à faire pression pour un "cessez-le-feu immédiat" au Soudan.
Il a également souligné la nécessité de faire face aux parties extérieures qui fournissent des armes aux deux belligérants, indiquant l'engagement de l'organisation avec l'Union africaine, la Ligue arabe et le Quatuor pour créer des conditions pressantes afin de mettre fin à la guerre qui dure depuis avril 2023.
Le secrétaire général a également abordé les tensions dans la région de la Corne de l'Afrique, exprimant son espoir de parvenir à une réconciliation entre l'Éthiopie et l'Érythrée pour contribuer à la stabilité du continent, surtout après les tensions qui ont suivi le conflit de la région du Tigré, soulignant que les deux pays sont voisins avec "une longue histoire de lutte commune".
Approche de sécurité globale
Pour sa part, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a appelé à adopter une "approche globale" pour renforcer la sécurité en Afrique, qui traite des défis du terrorisme et des interventions extérieures affectant la souveraineté des États.
Shoukry a transmis l'engagement de l'Égypte - en tant que présidente du Conseil de paix et de sécurité africain pour ce mois - à soutenir les efforts pour "faire taire les armes" d'ici 2030, et à parvenir à un règlement politique global préservant l'unité du Soudan et l'intégrité de son territoire.
Concernant la question palestinienne, le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a demandé une réponse internationale décisive face à l'expansion des colonies israéliennes pour protéger la solution à deux États.
Mustafa, qui avait été invité au sommet, a affirmé qu'Israël continue de violer l'accord de cessez-le-feu et menace sa seconde phase, insistant devant les dirigeants africains sur le fait que "la bande de Gaza fait partie intégrante de l'État de Palestine".
Pour sa part, le président de la Commission de l'Union africaine a appelé à "cesser l'extermination" des Palestiniens, qualifiant la souffrance des populations là-bas d'exigeant une position internationale ferme.
Plus tôt samedi, les travaux du 39e sommet de l'Union africaine ont débuté à Addis-Abeba, en présence du secrétaire général des Nations Unies, pour discuter de l'avenir du continent et tenter de mettre un terme aux conflits internes dans ses États.
L'ordre du jour du sommet comprend les dossiers de la sécurité hydrique, de l'assainissement, de la zone de libre-échange, des dettes qui pèsent sur le continent, ainsi que des troubles sécuritaires dans les pays du Sahel et de la Corne de l'Afrique.
Parmi les principales questions figurent la guerre au Soudan visant à essayer de tracer une carte pour résoudre cette crise.
Source : Al Jazeera + agences
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