Rapport hébreu : Questions sur le sort de 2,2 milliards de shekels face à l'échec de la lutte contre la criminalité dans la communauté arabe
Palestine 48

Rapport hébreu : Questions sur le sort de 2,2 milliards de shekels face à l'échec de la lutte contre la criminalité dans la communauté arabe

Traduction SadaNews - Dans un rapport hébreu d'analyse, il a été indiqué que la montée de la criminalité dans la communauté arabe dans les territoires de 48 soulève des questions sérieuses sur les performances du gouvernement israélien, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre du plan quinquennal dédié à la lutte contre la criminalité, dont le budget s'élève à 2,2 milliards de shekels.

Selon ce que a traduit SadaNews, le rapport a signalé que durant la nuit entre mercredi et jeudi, cinq "membres de la communauté arabe" ont été tués, portant le nombre de victimes depuis le début de l'année à des dizaines de morts, poursuivant ainsi la série de violence qui a fait l'an dernier des centaines de victimes.

Le rapport s'est interrogé sur le rôle du chef du bureau de lutte contre la criminalité dans la communauté arabe, Roy Kahalon, considérant que s'il voyait dans sa position une réelle responsabilité de lutte contre la criminalité, il aurait dû assumer ses responsabilités dans le contexte de ce qu'il a décrit comme "l'échec gouvernemental continu", selon la traduction de SadaNews.

Le rapport a également mentionné que Kahalon a déclaré devant la Commission de la sécurité nationale de la Knesset en mai 2025 que le bureau qu'il dirige tenait des réunions régulières et dirigeait plusieurs équipes de travail, affirmant que le taux d'exécution du budget du plan quinquennal (549) était de 93 %. Cependant, le rapport a posé une question directe : si ce chiffre est correct, où se trouve son reflet dans la réalité au vu du nombre croissant de victimes ?

Selon la traduction de SadaNews, le journal a rapporté que Kahalon a mis en cause en partie la procureure générale, prétendant qu'elle ne permettait pas de classer les organisations criminelles comme "organisations terroristes", une allégation que le rapport a jugée injustifiée, soulignant que de nombreux pays ont réussi à lutter contre la criminalité organisée sans recourir à cette classification.

Le rapport a ajouté que le gouvernement israélien, qui dispose d'une majorité parlementaire, aurait pu faire avancer des législations donnant à la police des pouvoirs plus larges s'il le voulait, mais les résultats sur le terrain indiquent - selon le journal - un manque de volonté politique suffisante pour traiter le phénomène de manière radicale.

Il a également été rapporté que le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisage de transférer la dépendance du bureau de lutte contre la criminalité au ministère de la Sécurité nationale dirigé par le ministre Itamar Ben Gvir, une démarche que le rapport a interprétée comme une tentative de redistribution des responsabilités face à l'augmentation des critiques.

Le rapport a conclu : "La poursuite de l'augmentation du nombre de morts dans la communauté arabe soulève des questions difficiles sur l'efficacité des plans gouvernementaux annoncés, et sur le sort des budgets colossaux qui ont été alloués à la lutte contre la criminalité, alors que les familles arabes continuent de souffrir de la spirale de violence croissante".