L'Égypte envisage de réduire les droits de douane de 30 % sur l'industrie automobile et les appareils électriques
SadaNews - L'Égypte étudie la réduction des droits de douane sur entre 60 et 70 types de fournitures nécessaires à la production industrielle liées à la fabrication de voitures et d'appareils électriques, à des taux variant entre 20 % et 30 %, en vue d'imposer ou d'augmenter les droits sur les biens finis de ces mêmes produits, en particulier ceux en provenance de Chine, dans le cadre d'un plan visant à soutenir l'industrie locale, selon un responsable gouvernemental ayant parlé à "Al-Sharq" sous réserve de l'anonymat.
Le responsable a précisé que les études en cours incluent la réduction des droits de douane sur d'autres catégories de fournitures industrielles de 10 % à une fourchette comprise entre 2 % et 5 %, avec l'application de tranches fiscales différentes selon la nature de chaque type, ce qui contribuera à réduire le coût de la fabrication locale et à augmenter la compétitivité du produit égyptien.
Il a également signalé que cette initiative coïncidera avec l'imposition de droits de douane sur les voitures électriques importées pour la première fois, ainsi que l'imposition ou l'augmentation des droits sur certains produits technologiques entièrement fabriqués importés de l'étranger.
Le responsable a attribué cette initiative au fait qu'une grande partie des fournitures de production est actuellement soumise à la même catégorie de droits de douane que les produits finis importés, ce qui représente une "distorsion fiscale" que le gouvernement cherche à corriger en réduisant les droits sur les intrants de production et en les appliquant ou en les augmentant sur le produit final importé.
Accords de libre-échange
Selon le responsable qui a parlé à "Al-Sharq", la modification des droits de douane n'inclura pas les accords de libre-échange auxquels l'Égypte est associée, en tête desquels l'accord de partenariat avec l'Union européenne et l'accord "Agadir".
L'accord de partenariat avec l'Union européenne prévoit une exemption progressive et bilatérale des biens industriels entre les deux parties, permettant à la plupart des produits européens d'entrer sur le marché égyptien avec des droits réduits ou nuls, en échange de la facilitation de l'accès des exportations égyptiennes aux marchés européens.
Quant à l'accord d'Agadir, il comprend l'Égypte, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie, et vise à établir une zone de libre-échange entre les quatre pays, en adoptant des règles d'origine cumulatives qui permettent de considérer les intrants de production mutuellement comme des produits locaux, facilitant ainsi le commerce et renforçant l'intégration industrielle.
Date d'application de la décision
Concernant le timing de l'application des modifications, le responsable a clarifié qu'il est prévu d'envoyer le projet de modification des droits de douane du ministère des Finances au Conseil des ministres au cours de ce mois de février, en préparation à sa présentation au parlement en mars.
La modification des droits de douane en Égypte nécessite une modification législative, qui doit obtenir l'approbation de la majorité du Conseil des députés, suivie de l'agrément du Président de la République avant son entrée en vigueur.
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