Des factions au Liban, en Irak et au Yémen menacent de soutenir l'Iran en cas d'attaque américaine
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Des factions au Liban, en Irak et au Yémen menacent de soutenir l'Iran en cas d'attaque américaine

SadaNews : La possibilité d'une attaque militaire américaine contre l'Iran suscite de vives inquiétudes dans la région, où des factions pro-Téhéran en Irak, au Liban et au Yémen ont déclaré leur préparation à la soutenir, menaçant d'élargir le périmètre de la guerre si un affrontement éclatait. Ces alertes proviennent du "Hezbollah" libanais, du mouvement "Al-Nujaba" irakien et des Houthis au Yémen, suite aux déclarations du président américain Donald Trump menaçant de cibler l'Iran.

Trump a affirmé dans un discours mercredi qu'une "énorme flotte" se dirigeait vers l'Iran, avertissant Téhéran d'un "attque bien pire" s'il ne collaborait pas. Il l'a appelé à se dépêcher de s'asseoir à la table des négociations pour un "accord juste, équitable et bon pour tous", insistant sur le fait que l'accord ne comprendrait aucune arme nucléaire. En retour, l'Iran a riposté par un avertissement sévère, affirmant que "son doigt est sur la gâchette", et que toute action militaire serait suivie d'une directe attaque contre Israël.

Pour sa part, Nawaf al-Moussaoui, responsable du dossier des ressources et des frontières au "Hezbollah", a déclaré que le parti traiterait la situation en cas de survenue, en faisant allusion à une possible intervention si l'Iran était attaqué par les États-Unis. Le secrétaire général du mouvement Al-Nujaba irakien, Akram al-Kaabi, a confirmé que le peuple irakien ne resterait pas en spectateur devant ses amis qui se sont tenus à ses côtés face au terrorisme et au takfirisme. Au Yémen, une source militaire à Sanaa a déclaré à l'agence "Irna" que les Houthis ne permettraient pas à des navires de guerre ou porte-avions américains de s'approcher des mers Rouge et Arabique, considérant cela comme une menace directe pour le Yémen.

Les brigades "Hezbollah" irakiennes ont également appelé à se préparer à une "guerre complète" en soutien à l'Iran, soulignant que Téhéran se tenait aux côtés des opprimés et des questions de la nation sans distinction sectaire ou ethnique depuis plus de quatre décennies. Ces positions surviennent dans le cadre d'un intensification continue de la part des États-Unis, où l'Iran estime que Washington utilise les sanctions, les pressions et l'instabilité comme prétexte pour une intervention extérieure et pour tenter de changer de régime.

Le journal américain "New York Times" a révélé que l'armée américaine avait envoyé des systèmes de défense aérienne supplémentaires "Patriot" et "THAAD" au Moyen-Orient pour protéger ses troupes contre les missiles iraniens en cas d'affrontement. Des médias américains ont également rapporté l'arrivée du porte-avions "Lincoln" et de trois destroyers d'escorte dans l'océan Indien, en route vers la zone d'opération du commandement central américain dans le golfe d'Oman.

En retour, Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré que son pays répondrait à toute attaque dirigée contre lui, même si elle était limitée, par une réponse globale et sans précédent. Il a précisé dans un message publié sur son compte "X" dans plusieurs langues que toute action militaire serait considérée comme le début d'une guerre, et serait suivie d'une attaque sur le cœur de Tel-Aviv et sur tous ceux qui soutiennent l'agresseur.

Ces développements rappellent les événements de juin 2025, lorsqu'Israël, avec le soutien des États-Unis, a lancé une attaque de 12 jours contre des sites militaires, nucléaires et civils en Iran, incluant l'assassinat de dirigeants et de scientifiques. Téhéran avait alors répondu par des frappes sur des complexes militaires et de renseignement israéliens avec des missiles et des drones. Le 22 juin, les États-Unis ont attaqué des installations nucléaires iraniennes, et l'Iran a riposté par une attaque sur la base "Al-Udeid" américaine au Qatar, avant que Washington n'annonce le 24 du même mois un cessez-le-feu entre Tel-Aviv et Téhéran.