Grève générale et totale dans la communauté arabe en protestation contre l'augmentation de la criminalité et de la violence
Palestine 48

Grève générale et totale dans la communauté arabe en protestation contre l'augmentation de la criminalité et de la violence

SadaNews - Une grève générale et totale a lieu aujourd'hui, jeudi, dans la communauté arabe du pays, à l'appel du comité de suivi supérieur des minorités arabes, en protestation contre la montée de la criminalité organisée et la propagation de la violence, accompagnée d'accusations continues à l'encontre de la police d'occupation israélienne pour son incapacité à garantir la sécurité aux citoyens.

La ville de Sakhnin a été la première à annoncer la grève, avant que celle-ci ne s'étende à de nombreuses localités et régions de la communauté arabe, avec la fermeture des commerces et l'arrêt des services publics, dans une démarche de protestation sans précédent qui reflète l'ampleur de la colère populaire face à la poursuite des crimes de meurtre.

Une manifestation nationale est prévue pour cet après-midi, à 15 heures, partant de Sakhnin vers un poste de police à "Migdal Haemek", pour dénoncer les phénomènes de racket et de tir à balles réelles, et pour exiger la mise en place d'un plan gouvernemental professionnel, complet et sérieux pour lutter contre la violence et la criminalité organisée dans la communauté arabe.

Le comité de suivi a confirmé ce matin que "réussir la grève générale... est un devoir personnel, familial, national, social et politique. La criminalité organisée encouragée par l'institution israélienne n'est pas une fatalité. La peur n'est pas une option".

Il a expliqué que "nous voulons vivre... et nous voulons avancer avec nos enfants, notre terre, nos maisons, notre patrie et notre peuple".

Adala saisit la Haute Cour contre la restriction de la marche de protestation de Sakhnin

Le Centre de justice "Adala" plaidaira aujourd'hui, jeudi, à 10h00, devant la Cour suprême, dans le cadre d'une demande urgente déposée par l'avocate Hadeel Abou Saleh au nom du maire de Sakhnin, Mazen Ghnaim, contre la décision de la police israélienne d'imposer des restrictions empêchant l'arrivée de la marche de protestation, prévue aujourd'hui à 15h00 dans la ville de Sakhnin, au carrefour menant au poste de police "Migdal Haemek".

La Cour a décidé de tenir une audience d'urgence pour examiner la demande, et a contraint la police à soumettre sa réponse avant 08h30 ce matin. Le Conseil municipal de Sakhnin avait déposé, le 19.01.2026, une demande pour autoriser la marche, qui avait été approuvée, mais la police a fait marche arrière le lendemain, informant le maire qu'il ne serait pas permis à la marche d'atteindre le carrefour menant au poste de police, et qu'elle ne pourrait être tenue que si elle se terminait près de la première station-service à la sortie de la ville, à environ 1,5 kilomètre du poste de police, sous prétexte de "manque de personnel" et de l'attente d'une grande participation de manifestants.

Adala a confirmé dans sa demande que la décision de la police est déraisonnable et porte atteinte de manière grave à la liberté d'expression et au droit de manifestement, en tant que droits fondamentaux constitutionnels. Il a souligné que le choix du lieu de la protestation constitue une partie essentielle du message que la manifestation cherche à transmettre, et que ce n'est pas un détail organisationnel marginal, puisque la marche vise précisément à atteindre l'environnement du poste de police pour exprimer son mécontentement face à son inaction dans le traitement de la criminalité et de la violence dans la communauté arabe.

Adala a souligné que la police ne peut restreindre les manifestations que selon des critères stricts et dans des cas exceptionnels, et que la règle générale impose à la police de mobiliser les forces et les ressources nécessaires pour sécuriser les manifestations et garantir la sécurité des participants, plutôt que de déplacer le lieu de la manifestation, surtout lorsque le site joue un rôle essentiel dans le message que les manifestants cherchent à transmettre.

Cette demande s'inscrit dans le cadre d'un mouvement populaire qui a débuté à Sakhnin, avec l'annonce d'une grève populaire ouverte le 19.01.2026, suivie d'appels à une marche de protestation contre l'inaction de la police et la propagation de la criminalité, avant que ce mouvement ne s'étende à d'autres localités arabes.

Source : Arab 48