Négociations bloquées sur Al-Hasakah en Syrie... et menaces irakiennes près de la frontière
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Négociations bloquées sur Al-Hasakah en Syrie... et menaces irakiennes près de la frontière

SadaNews - Le président syrien Ahmad al-Shara a présenté au chef de l'organisation des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, lundi, une proposition qui prévoit l'entrée des forces de sécurité syriennes dans la ville d'Al-Hasakah, accompagnée de la nomination d'un vice-ministre de la Défense et d'un gouverneur pour la ville, à condition de neutraliser le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Les négociations ont duré cinq heures, mais Abdi a insisté pour que la ville reste sous le contrôle total de l'organisation, demandant un délai de cinq jours pour des consultations, ce que Shara a refusé, lui donnant un ultimatum jusqu'à la fin de la journée de mardi, menaçant d'une solution militaire et d'informer la communauté internationale du retrait des négociations.

Cela a été accompagné d'un échange d'accusations entre les deux parties. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur syrien, Nour al-Din al-Baba, a déclaré que les FDS souffrent de divisions internes et compromettent la sécurité de la région après leur échec militaire et sécuritaire, tandis que la membre de la délégation de négociation de l'organisation, Fouza Youssef, a souligné que le gouvernement manquait de volonté politique pour un cessez-le-feu et a nié la présence d'éléments du PKK parmi les combattants des FDS.

En revanche, Abdi a appelé ce qu'il a qualifié de "ses jeunes en Syrie et dans les pays voisins et en Europe" à s'engager dans les rangs de la résistance, après la rencontre avec Shara.

Cela intervient après que le président syrien a signé, dimanche, un accord de cessation des hostilités avec les FDS et l'intégration de ses éléments au sein du gouvernement, l'une des principales dispositions de l'accord étant l'intégration de l'administration responsable des détenus et des camps de l'État islamique et des forces chargées de leur protection dans le gouvernement syrien afin d'assumer la responsabilité légale et sécuritaire complète.

Cet accord fait suite à une opération militaire de l'armée syrienne qui a récupéré de vastes zones à l'est et au nord-est du pays, suite à l'accusation des FDS de violations d'un accord précédent datant de 10 mois et de son non-respect des dispositions de celui-ci, alors que l'administration de Shara déploie d'intenses efforts pour maintenir la sécurité et contrôler l'ensemble de la géographie syrienne depuis le renversement du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Menaces irakiennes à la frontière

Pour sa part, le ministre de l'Intérieur irakien, Abdul Amir al-Shammari, a averti que tout rapprochement d'éléments de l'organisation "Daech" près de la frontière irakienne avec la Syrie sera accueilli par des tirs. Cela fait suite à des accusations portées contre le gouvernement syrien selon lesquelles les FDS auraient libéré des éléments de l'État islamique retenus dans la prison de al-Shaddadi près de la frontière, avant d'annoncer la ré-arrestation de 81 d'entre eux par la suite.

Al-Shammari a précisé que l'Irak surveille la situation quotidiennement, mentionnant des fortifications à la frontière comprenant un fossé de 620 kilomètres et des caméras thermiques fonctionnant jour et nuit, avec un déploiement complet des secteurs militaires armés, affirmant que les efforts de sécurité sont soutenus par l'aviation de l'armée et l'aviation militaire, et que la frontière est totalement sécurisée.

Syrie annonce l'arrestation de 81 éléments de l'organisation "Daech" après leur fuite de la prison de al-Shaddadi

Les autorités syriennes ont annoncé, dans la nuit de mardi, avoir arrêté 81 éléments de l'organisation "Daech" qui avaient fui de la prison de al-Shaddadi dans le sud de la province d'Al-Hasakah, au milieu d'affrontements de l'armée avec un groupe affilié aux FDS dans la prison de al-Aqtan dans la ville de Raqqa, au nord du pays.

Le ministère de l'Intérieur syrien a indiqué qu'environ 120 éléments avaient fui de la prison, ce qui a incité les unités de l'armée et des unités spéciales affiliées au ministère à entrer dans la ville de al-Shaddadi et ses environs pour poursuivre les fugitifs. Le communiqué a confirmé la poursuite des efforts pour arrêter les autres éléments évadés.

L'état-major de l'armée syrienne a accusé les FDS d'avoir libéré des combattants de l'organisation "Daech" de la prison, indiquant que l'armée avait immédiatement commencé des opérations pour sécuriser la zone et arrêter les fuyards.

En revanche, le gouvernement a considéré ce qu'il a décrit comme des tentatives de chantage sécuritaire dans le dossier du terrorisme comme une tentative politique d'exploiter le dossier des prisons pour servir l'agenda des FDS, réaffirmant son engagement à sécuriser tous les centres de détention et à garantir qu'aucun des éléments de l'État islamique retenus ne s'évade, tenant les FDS responsables de toute violation de sécurité dans ces prisons.

Pour sa part, les FDS ont déclaré que la prison avait été attaquée par l'armée et qu'elle avait perdu le contrôle, tandis que des rapports médiatiques, y compris ceux du site Roodaw kurde, ont indiqué qu'environ 1500 éléments de l'État islamique avaient réussi à s'évader de la prison de al-Shaddadi.