Rapport : l'économie israélienne a besoin d'une réduction rapide et sévère des taux d'intérêt
Économie locale

Rapport : l'économie israélienne a besoin d'une réduction rapide et sévère des taux d'intérêt

Traduction Économie Sada : Le journal hébreu Yedioth Ahronoth a publié un rapport analytique dans lequel il affirme qu'une réduction rapide et sévère des taux d'intérêt pourrait être la mesure la plus importante pour relancer l'activité économique en Israël, alors que le gouvernement d'occupation hésite à prendre des mesures directes pour soutenir le marché israélien, déclarant : "Il ne reste qu'un seul facteur important sur la scène capable d'arrêter la dégradation, c'est la Banque d'Israël".

Le comité monétaire de la Banque d'Israël se réunira dans les prochains jours pour prendre une décision cruciale concernant le taux d'intérêt, dans un contexte de prévisions selon lesquelles le gouverneur annoncera une réduction le 25 de ce mois.

Le rapport indique qu'une réduction même minime pourrait montrer le courage de la banque centrale, mais ce qui est réellement nécessaire, c'est une réduction plus importante et audacieuse pour sauver l'économie des répercussions de la guerre qui dure depuis 31 mois, selon le rapport de Yedioth Ahronoth.

Après des mois de maintien du taux d'intérêt à 4,0 %, les pressions sur le gouverneur pour le réduire de demi-point à 3,5 % augmentent. Cette réduction, selon les économistes, entraînera une diminution des coûts de financement et encouragera les investissements nécessaires pour les petites et moyennes entreprises qui luttent pour survivre et rembourser leurs dettes. Elle facilitera également le travail des entrepreneurs et accélérera les projets en difficulté dans le secteur du logement, tout en renforçant la croissance réelle avec une inflation restant dans la fourchette cible (1,9 % - 2,2 %).

Risques potentiels

Cependant, comme le rapporte Économie Sada, le rapport ne néglige pas les risques pouvant découler de cette mesure, notamment la baisse de la valeur du shekel par rapport au dollar et à l'euro, ce qui élève les prix des produits importés et ravive l'inflation. De plus, la situation d'instabilité géopolitique reste un facteur de pression, car l'économie fonctionne sous une "prime de risque" élevée qui pourrait s'aggraver avec tout développement sécuritaire inattendu. À cela s'ajoute l'aggravation du déficit budgétaire qui approche 5 % et qui devrait augmenter en raison de la guerre persistante au Liban.

Impact direct sur les ménages et les entreprises

Yedioth déclare dans son rapport : "Une réduction des taux d'intérêt, si elle a lieu, allégera le fardeau des prêts hypothécaires pour des millions de ménages, et revitalisera le secteur des affaires qui souffre des pesanteurs de la guerre et de la hausse des taux d'intérêt. Mais si cette mesure échoue, l'économie pourrait entrer dans un nouveau cercle vicieux d'inflation nécessitant une augmentation des taux d'intérêt de manière plus douloureuse par la suite".

Le rapport conclut que le gouverneur de la Banque d'Israël, Amir Yaron, se trouve face à un choix difficile : soit protéger le shekel de la baisse, soit jouer le rôle principal dans la relance de l'économie.

Il ajoute : "Une mesure audacieuse consistant à réduire de demi-point d'un seul coup serait considérée comme une surprise positive, et montrerait la confiance de la banque centrale dans la résilience de l'économie malgré l'inaction du gouvernement israélien".